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Archives de Tag: syrie

La Turquie dans le piège de la crise syrienne

La Turquie dans le piège de la crise syrienne

Samim Akgönül

Depuis une dizaine d’années, la politique régionale de la Turquie se caractérise par ses revirements et ses changements de cap. Désormais, Ankara est empêtrée dans la crise syrienne, prise en tenailles entre la revendication kurde et les attentats de l’organisation de l’État islamique.

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Le 19 décembre 2016, à la veille de l’ouverture du sommet Turquie-Russie-Iran au sujet de la Syrie, un policier turc abattait l’ambassadeur de la Russie Andreï Karlov à Ankara. Le corps criblé de neuf balles du diplomate allongé à ses pieds, l’assassin hurlait face à la caméra des slogans djihadistes et nationalistes en arabe (avec un mauvais accent) et en turc à propos d’Alep. Cet assassinat jouera sans doute un rôle important dans les recompositions conjoncturelles d’alliances, tandis que la réunion tripartite confirmait la Russie comme acteur principal au Proche-Orient, imposant sa volonté aux autres prétendants au rôle de leader régional. L’Iran est apparu pour sa part comme la puissance chiite stable qui défend également ses intérêts, notamment avec sa politique lente et souterraine de soutien aux alaouites. La Turquie en revanche a dû changer de politique étrangère, bien malgré elle et pour la énième fois, empêtrée dans le bourbier du Proche-Orient qu’elle connaît décidément très mal.

Jamais la politique étrangère turque n’était passée par une période si incertaine et si dangereuse. Dangereuse pour la Turquie et sa population, tétanisée — telle un lapin face aux phares d’une voiture sur le point de l’écraser —, sous les projecteurs constants de l’ensemble des médias, qui sont aux ordres. Mais dangereuse aussi pour la région, voire pour l’Europe entière. Cette situation est certainement due au chaos qui règne dans le Proche-Orient, mais également à une inconsistance pathologique dans la politique interne et externe d’Ankara. Ce n’est pas tant que la Turquie a fait les mauvais choix et pris de mauvaises décisions — chose courante en politique étrangère —, c’est plutôt qu’elle n’a pas fait de choix clair, donnant l’image d’un État en faillite auquel ni ses partenaires historiques ni ses alliés conjoncturels ne peuvent faire confiance.

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Publié par le janvier 14, 2017 dans Media, News

 

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La Turquie, un partenaire fiable?

La Turquie, un partenaire fiable?

DW 13. 02.2016

La Turquie joue un rôle central dans le conflit en Syrie: elle a rejoint à l’été 2015 la coalition contre l’organisation « Etat Islamique », et est un détracteur du régime de Bachar Al Assad. Cache-t’elle un double-jeu?

Capture d’écran 2016-02-03 à 08.35.27Les accusations de double-jeu sont portées notamment par la presse turque. La Turquie est-elle, oui ou non, un partenaire fiable ? Écoutez les explications de Samim Akgönül, en cliquant sur l’image ci-dessus. Cet historien et politologue turc enseigne à l’Université de Strasbourg et intervient dans des universités d’Istanbul. Il est au micro de Juliette Gramaglia.

 
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Publié par le février 3, 2016 dans Media

 

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Les ambiguïtés de la Turquie face aux djihadistes de l’EI

Les ambiguïtés de la Turquie face aux djihadistes de l’EI

 

L’Express

Par , publié le 22/09/2014 à 19:58, mis à jour à 22:11

Les combats entre Kurdes et djihadistes de l’organisation Etat islamique en Syrie ainsi que la libération de 46 otages turcs mettent en relief le double jeu d’Ankara face à cette crise. Explications.

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Depuis la montée en puissance, à la fin du printemps, de l’organisation Etat islamique (EI), la Turquie est restée très en retrait ddans la lutte menée par tous les acteurs régionaux et internationaux contre le groupe djihadiste.

Jusqu’à ce week-end, Ankara a justifié cette frilosité par la nécessité de ne pas mettre en danger les 49 otages, (dont 46 Turcs), enlevés le 11 juin à son consulat de Mossoul (Irak). Certes, toute crise d’otages se règle toujours mieux dans la discrétion. Mais le rapt des citoyens turcs ne suffit pas à expliquer les zones d’ombre de la position d’Ankara. Plusieurs facteurs, diplomatiques et internes sont à l’origine de l’embarras des autorités turques. Et toutes ces motivations s’articulent autour de la région frontalière de la Turquie avec la Syrie et l’Irak.

L’ennemi de mon ennemi: le régime d’Assad

Depuis le début de la guerre en Syrie fin 2011, la frontière turque est une véritable passoire, dans un sens comme dans l’autre, pour les rebelles syriens en lutte contre le régime de Bachar el-Assad.

Après avoir un moment tenté de nouer des relations avec le dictateur syrien, le président turc Recep Tayyip Erdogan a pris le parti de l’opposition syrienne en 2011, « en partie sur des bases identitaires », explique à L’Express le politologue Samim Akgönül. La population syrienne, et à plus forte raison l’opposition au régime d’Assad –qui s’appuie essentiellement sur la minorité alaouite dont il est issu– est très majoritairement sunnite, comme la population Turque.

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Publié par le septembre 24, 2014 dans Media, News

 

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Vague de réfugiés kurdes syriens en Turquie

Vague de réfugiés kurdes syriens en Turquie

Deutsche Welle

22.09.2014

Plus de 130 000 réfugiés kurdes sont arrivés en Turquie. Ces milliers de civils fuient les combattants de l’organisation extrémiste de « l’Etat islamique » en Syrie.

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En Syrie, plus de 130 000 réfugiés kurdes sont entrés en Turquie depuis vendredi. Ces milliers de civils fuient les combattants de l’ »Etat islamique » autoproclamé. Ces derniers jours, les djihadistes se sont emparés d’une cinquantaine de villages kurdes dans le nord de la Syrie. À Ankara, le vice-premier ministre turc assure que la Turquie a pris toutes les mesures pour accueillir davantage de réfugiés si cela devait s’avérer nécessaire.

Des dizaines de milliers de réfugiés

À la frontière avec la Turquie, Aïn Al-Arab est la troisième plus grande ville Kurde de Syrie. Les 50 000 habitants de cette ville, que les Kurdes nomment Kobani, se sont réfugiés de l’autre côté de la frontière. Des dizaines de milliers d’habitants des villages de la région ont également afflué vers la Turquie. Ils fuient les combattants sunnites de l’ »État islamique » auto-proclamé. Pour Carol Batchelor, la représentante du Haut-commissariat aux Réfugiés des Nations Unies en Turquie, l’exode de civils kurdes de Syrie vers la Turquie risque de s’amplifier dans les semaines à venir. Carol Batchelor :

« Selon les informations en notre possession, dans l’ouest de la zone frontalière, il y a des centaines de milliers de déplacés qui sont en route vers la Turquie. Nous avons un besoin urgent de matériel de premiers secours. »

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Publié par le septembre 24, 2014 dans Media

 

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Recompositions diplomatiques et stratégiques après les printemps arabes

Recompositions diplomatiques et stratégiques après les printemps arabes

Turquie, Égypte, France, Union Européenne…

 

Lundi 5 Novembre 2012

 

Campus universitaire – Sciences Po Grenoble – Amphi D

 

10.00              Ouverture de la journée d’études

 

 Aybars Görgülü (TESEV) et Jean Marcou (Sciences Po Grenoble)

 

10.15              Panel I : Les politiques étrangères face aux printemps arabes

 

Modérateur : Yves Schemeil, professeur à l’IEP de Grenoble

Intervenants:

  • « L’Union Européenne et la Turquie face aux printemps arabes », Bernard Soulage, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes
  • « La politique étrangère de la Turquie et les printemps arabes », Yavuz Baydar, journaliste au quotidien Today’s Zaman – Istanbul
  • La Turquie et la France face aux printemps arabes », Jean Marcou, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, chercheur associé à l’IFEA d’Istanbul
  • « La nouvelle politique étrangère égyptienne », Yasmine Farouk, professeure à l’Université du Caire

 

13. 00 – 14h30 – Déjeuner

 

14.30   Panel II : Les politiques étrangères face aux crises libyenne et syrienne

 

Modérateur : Fabien Terpan, maître de conférences à l’IEP de Grenoble

 

Intervenants :

  • “La Turquie face aux crises libyenne et syrienne”, David Judson, analyste chez Stratfor – Istanbul
  • « Les alaouites syriens et le chiisme, la Syrie et l’Iran: quelles convergences? « Jean-Paul Burdy, maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble
  • « L’Egypte, face aux crises libyenne et syrienne », Hicham Mourad, rédacteur en chef du magazine Al Ahram Hebdo – Le Caire
  • « Les printemps arabes, opportunité ou obstacle pour la candidature de la Turquie à l’UE ? » Ariane Bonzon, Journaliste et chroniqueuse au site d’information Slate – Paris

 

17.30                          Clôture de la journée d’études

 
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Publié par le octobre 26, 2012 dans Manifestations scientifiques

 

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Bachar sur le point de flancher ?

Bachar sur le point de flancher ?

DW Interview, 17/07/2012

Kofi Annan, l’émissaire international pour la Syrie, tente toujours d’infléchir la position russe dans la crise. Pendant ce temps, les combats continuent à Damas. Le début de la fin pour Bachar al-Assad… ou pas.

L’émissaire international pour la Syrie, Kofi Annan, doit rencontrer le président Vladimir Poutine pour tenter de convaincre la Russie de cesser son soutien au régime de Bachar al-Assad. Le Kremlin menace en effet toujours d’appliquer son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, en cas de vote d’une résolution contre le régime syrien. Pendant ce temps, les combats continuent à Damas, la capitale, entre l’armée syrienne et l’opposition. Certains analystes y voient le début d’un fléchissement de Bachar al-Assad qui serait menacé jusqu’aux portes de son palais. Une opinion que ne partage pas Samim Akgönül. Ce politologue turc ne voit pas d’issue prochaine au conflit.

Écoutez ci-dessous l’interview avec Samim Akgönül.

http://www.dw.de/dw/article/0,,16102456,00.html

 
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Publié par le juillet 17, 2012 dans Media

 

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La Turquie hésite à créer une « zone-tampon » en Syrie

La Turquie hésite à créer une « zone-tampon » en Syrie

Le nouvel ultimatum fixé au régime syrien par la Ligue arabe a expiré. Damas n’a pas réagi aux pressions de la ligue, qui menace de prendre des sanctions économiques. La Turquie, elle, se pose en arbitre.

La Syrie a un délai supplémentaire jusqu’à vendredi soir pour répondre à l’ultimatum de la Ligue arabe, mais c’est vers Ankara que tous les regards sont tournés, avec cette question centrale : la Turquie est-elle prête à intervenir en Syrie ?

Ce matin, le chef de la diplomatie turque a assuré que son pays était disposé à agir avec la Ligue arabe, si jamais Damas ne répondait pas à l’ultimatum par des signes de détente probants. Ahmet Davutoglu assistera en ce cas à la réunion de la Ligue arabe dimanche, et continuera ses pourparlers avec l’Union européenne, l’OTAN et l’ONU pour sortir de l’impasse syrienne. La crise a déjà fait plus de 3500 morts selon l’ONU, depuis le début des protestations à la mi-mars.

Ahmet Davutoglu, chef de la diplomatie turqueAhmet Davutoglu, chef de la diplomatie turqueLa Turquie dans une position délicate

Même si Ankara prend ses distances depuis quelques mois, la Turquie a été très proche du régime de Damas. Par ailleurs, la proximité géographique, elle, ne change pas. La Turquie a d’ailleurs accueilli déjà des Syriens qui ont fui les violences, dont un groupe de militaires déserteurs, l’Armée syrienne libre.

Les Frères musulmans syriens ont appelé Ankara à intervenir, estimant qu’une telle intervention serait plus « acceptable » par la population civile qu’un scénario occidental à la libyenne.

Conseil National de l'Opposition syrienneConseil National de l’Opposition syrienneQuel appui extérieur à une intervention?

Pas question pour la Turquie d’envoyer des troupes en solo. Celles-ci en effet risqueraient de s’embourber dans un conflit qui, de plus, pourrait déborder sur son propre sol, voire encourager des velléités indépendantistes chez les kurdes de la région.

Un compromis envisagé en ce moment par la Turquie serait d’établir une « zone-tampon » côté syrien, agrémentée d’une exclusion aérienne et de la fermeture de la frontière entre les deux pays. Cela présenterait de multiples avantages pour Ankara, qui pourrait ainsi limiter les frais, cantonner le terrain des hostilités au territoire syrien, éviter un afflux massif de réfugiés et étrangler économiquement le régime de Bachar el-Assad.

Les manifestations continuentLes manifestations continuentMais pour ce faire, la Turquie a besoin, encore une fois, d’un aval international. C’est là qu’elle se heurte notamment aux réticences chinoises et russes, qui font blocage au Conseil de sécurité. Et, pour garantir l’efficacité d’une telle « micro-intervention » , il faudrait sans doute aussi une aide logistique de l’OTAN, au risque de voir se coaliser en face les alliés traditionnels de la Syrie – notamment le Hezbollah et l’Iran, ce qui ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour la paix dans la sous-région.

Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie turque, regrette le silence de Damas à l’ultimatum. Il n’en reste pas moins qu’une intervention turque en Syrie est improbable, contrairement à ce qui s’était passé en Libye.

C’est ce qu’explique ci-dessous Samim Akgönül, historien et politologue, enseignant aux universités de Strasbourg et Istanbul.

Auteur: Sandrine Blanchard
Edition: Anne Le Touzé/Jean-Michel Bos

 
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Publié par le novembre 27, 2011 dans Media, News

 

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