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Archives de Tag: Grecs

Les Grecs d’Istanbul chassés de Turquie

Les Grecs d’Istanbul chassés de Turquie

Vingt dollars, vingt kilos et… douze heures pour partir

Orient XXI > Magazine > Histoire > Samim Akgönül > 13 février 2014

La Turquie commémore cette année un fait méconnu, voire inconnu du public : l’expulsion des Grecs d’Istanbul en 1964, sur fond d’affrontement entre Ankara et Athènes autour de Chypre.

20 dollars

Une population manque à Istanbul la cosmopolite. Celle des Grecs de Constantinople, acteurs pendant des siècles d’une histoire aussi brillante que dramatique. Pourtant leur départ ne date pas de la chute de l’empire byzantin. Il est bien plus récent. Le 14 mars 1964, le gouvernement d’Ankara décide d’expulser douze mille habitants d’Istanbul de citoyenneté grecque. Ces derniers sont sommés de quitter la ville en douze heures, autorisés à emporter vingt dollars et vingt kilos d’affaires personnelles. Ils seront suivis par plus de trente mille Grecs, citoyens turcs pour leur part : époux et épouses, enfants, associés, amis, compagnons et compagnes. Au total, en quelques mois, quarante-cinq mille Grecs quitteront à jamais leur ville, amers, surpris, accusés d’être Grecs en Turquie, et Turcs en Grèce…Une poignée d’entre eux a échappé à l’évacuation forcée. Aujourd’hui les Grecs d’Istanbul, la plus vieille communauté de la ville, ne sont plus que quelques milliers1.

Ces Grecs se disent « Roums » et sont appelés ainsi par des Turcs car ils sont considérés comme les descendants de l’Empire romain d’Orient, que nous appelons aujourd’hui l’Empire byzantin. C’est ainsi que le vainqueur des chrétiens voyait les choses. Mehmet II dit le « Conquérant » se tenait pour le successeur des empereurs romains. En 1453, au lendemain de la chute de Constantinople — ou de la conquête d’Istanbul, selon le côté historiographique où l’on se place — il maintient donc la population autochtone grecque orthodoxe de la ville. Pendant près d’un demi-millénaire, les Grecs de l’empire ottoman ont ensuite vécu au sein d’un système de nations confessionnelles (millet), aux côtés des musulmans et des Arméniens. Sans idéaliser cette période de tensions durant laquelle la hiérarchie entre les musulmans et les non musulmans était bien réelle, on peut tout de même dire que par comparaison avec d’autres régions du monde, le système a assuré une paix sociétale relative.

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Publié par le février 13, 2014 dans Media

 

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LA VILLE, LA NATION ET L’IMMIGRÉ

LA VILLE, LA NATION ET L’IMMIGRÉ

Rapports entre grecs et Turcs à Bruxelles

Katerina Seraïdari
Compétences interculturelles
IMMIGRATION, INTERCULTUREL EUROPE Belgique

 

 

Cette étude sur les relations entre les communautés grecque et turque de Bruxelles permet de mieux comprendre cette dialectique qui semble traverser la ville. Le choix de Bruxelles comme terrain n’est pas anodin : ce haut lieu du rassemblement européen est aussi un espace disputé entre Belges de traditions linguistiques et culturelles différentes. La capitale est aussi habitée par des groupes issus de l’immigration qui neutralisent ou réactivent des conflits géopolitiques autres, comme les différends gréco-turcs.

 
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Publié par le novembre 27, 2012 dans Nouvelles Publications

 

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Turcs et Grecs entre Eris et Eros

Turcs et Grecs

Entre Eris et Eros au tournant du siècle

Samim Akgönül

 
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Publié par le juillet 27, 2012 dans Nouvelles Publications

 

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Paros Faros

Yeni bir Aylik Dergi

Une nouvelle revue mensuelle

PAROS

Les minorités de Turquie doivent essayer davantage de s’enfuir de leur coquille selon le rédacteur en chef d’un nouveau magazine mensuel qui aspire à prêter une voix collective aux minorités arménienne, grecque, bulgare et Syriaque cité par le journal Hurriyet.

« Paros » (la torche en arménien) sera publié en turc pour atteindre un auditoire plus large.

« La Turquie n’avait aucun magazine visant à faire la lumière sur les minorités. À l’heure actuelle, nous sommes uniques dans ce champ. Comme la Turquie change, donc le monde des minorités a commencé à acquérir une nouvelle énergie. Je crois que le temps pour le lancement de Paros est tout à fait précis et précisément pour cette raison, parce que la société Turque a cultivé plus de conscience » a dit Mayda Saris.

« Paros signifie la torche ; et on va espérer que cette torche ne disparaîtra jamais et tenir nos chemins allumés. Nous voulons que toutes les cultures vivent et ne soient jamais perdus » a déclaré le maire de Sisli Mustafa Sarigül qui soutient le projet.

Le magazine couvrira principalement des sujets sociaux, culturels, éducatifs, économiques et artistiques, selon Mayda Saris, qui a aussi ajouté que de jeunes auteurs ont montré un intérêt considérable à la publication.

« Nous allons employer beaucoup d’auteurs d’origines ethniques diverses : Turcs, Arméniens, Grecs, Bulgares et Syriaques. Tandis que la Turquie et le monde changent, les minorités doivent aussi s’enfuir de leur isolement » a dit Mayda Saris.

Nouvelles d’Arménie, 19 Août 2011

 
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Publié par le septembre 16, 2011 dans News

 

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Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle

Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle

Méropi ANASTASSIADOU – Paul DUMONT

Les Grecs d’Istanbul, qui formaient à la fin du XIXe siècle un des éléments les plus dynamiques de l’Empire ottoman, ne représentent plus, dans la Turquie d’aujourd’hui, qu’une population résiduelle de quelques milliers d’âmes. Le déclin est-il irrémédiable ? Nombre d’observateurs estiment que la communauté est en voie de disparition. Toutefois, ce livre donne aussi la parole à ceux qui croient encore à un rebond. L’amélioration des relations gréco-turques, à partir de 1999, a suscité d’immenses attentes, insufflant un nouveau dynamisme aux rescapés de l’exode.

Ce travail est le résultat de plusieurs années d’immersion dans la vie de l’orthodoxie stambouliote. Fondé sur le partage de moments forts, il se veut surtout témoignage. Mais les auteurs ont aussi veillé à évoquer les turbulences de l’histoire, tout en brossant un tableau précis de la situation actuelle : démographie, vie économique et sociale, structures éducatives, leadership laïque et religieux, patrimoine culturel, lieux de mémoire… L’institution patriarcale, porteuse d’un itinéraire pluriséculaire, occupe dans l’étude une place centrale. Aux yeux de tous, Bartholomaios Ier, l’actuel patriarche œcuménique, est le principal porte-parole de la communauté. C’est lui qui négocie avec les autorités turques. Jouissant d’un prestige considérable, c’est aussi lui qui représente le Phanar sur la scène internationale.

 
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Publié par le avril 29, 2011 dans Nouvelles Publications

 

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immigration…grecque

LES GRECS À GRENOBLE, DES PIONNIERS À NOS JOURS


Deux siècles de liens historiques avec la France

Alexandre Mavridis

60312 LES GRECS:La librairie des humanite13,5x2

L’auteur, issu de la communauté grecque, met l’accent sur les liens culturels, politiques et diplomatiques entre la France et les communautés grecques, arrivées par vagues successives pour des raisons souvent tragiques. C’est aujourd’hui pour des raisons économiques et culturelles qu’étudiants, enseignants et chercheurs grecs viennent encore à Grenoble et participent au rayonnement de l’agglomération, sans jamais rien renier de leur pays d’origine, de ses traditions, de ses fêtes et commémorations.
 
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Publié par le juillet 7, 2009 dans Nouvelles Publications

 

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Grecs de Turquie

Communautés, «nations», minorités. Grecs orthodoxes de la Méditerranée ottomane et post-ottomane (XIXe-XXIe siècles)

25-26 juin 2009

ehess

EHESS – amphithéâtre  –  105 Bd Raspail  –  75006 Paris
Colloque organisé par l’UMR 8032 Etudes turques et ottomanes (CNRS/EHESS) en collaboration avec la Chaire des Etudes grecques de l’EHESS et le département de Philosophie et d’Histoire des Sciences de l’Université d’Athènes.

Thématique

Entre 1850 et la fin de la Première Guerre mondiale, l’espace ottoman et post-ottoman est marqué par des changements profonds. Parmi les plus significatifs et lourds de conséquences : l’évolution des « communautés » confessionnelles (musulmanes, grecques orthodoxes, juives, arméniennes, etc…) vers une institutionnalisation des « millet » (« nation », dans l’acception ethnico-confessionnelle du terme) –porte ouverte à l’exacerbation des particularismes nationaux- représente une première phase qui s’est déroulée dans le cadre d’un système de société plurielle. Une deuxième étape s’est produite dans le sillage d’une crise majeure, la Première Guerre mondiale, en particulier en ce qui concerne les composantes non musulmanes de la Méditerranée ottomane. On a assisté alors, entre autres, à une brutale transformation des « millet » en « minorités » intégrées dans des États nationaux édifiés avec les matériaux de l’homogénéité culturelle et imperméables à la diversité.
Cependant, ce « glissement de concept » est loin d’être un simple sous-produit de la guerre. Il constitue l’aboutissement d’un processus long et complexe, sur lequel ont pesé des facteurs autant purement politiques que plus spécifiquement socio-économiques, démographiques, idéologiques. C’est l’étude de cette transition qui constituera le principal axe thématique de cette réunion.

 
 

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