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Archives de Tag: Ekmeleddin Ihsanoglu

Présidentielle en Turquie: le temps d’Erdogan, le temps des raisins

Présidentielle en Turquie: le temps d’Erdogan, le temps des raisins

L’Express

Par , publié le 12/08/2014

 

Notre contributeur Samim Akgönül analyse le résultat de la présidentielle en Turquie. Selon lui, il s’agit d’une petite victoire pour Recep Tayyip Erdogan.

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La Turquie vient de vivre une première. Le Président de la République vient d’être élu au suffrage universel et l’indéboulonnable Recep Tayyip Erdogan a été élu avec 51,8% des voix. Et indéniablement, la Turquie a franchi une nouvelle étape dans la mutation de son régime, mais également de sa société. 

Avant tout, en raison d’une loi électorale très restrictive, il n’y avait que trois candidats au premier tour de l’élection et non pas plus de 10, voire 15 comme en France. Ces trois candidats présentaient trois profils très différents. Recep Tayyip Erdogan promettait un régime présidentiel, très centralisé en vouant la stabilité économique et politique. Ekmeleddin Ihsanoglu, candidat commun des kémalistes et des nationalistes, figure apolitique mais conservateur, promettait la continuation d’un régime où le président aura un profil bas, tentant de grappiller des voix de l’électorat d’AKP. Selahattin Demirtas, candidat d’une coalition de Kurdes, de la gauche libérale, d’une partie de la gauche socialiste, des écologistes et des structures disparates de la société civile comme les féministes ou le mouvement LGBT, avait une offre politique radicalement différente, avec une Turquie hyper-décentralisée. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/le-temps-des-raisins-bilan-de-l-election-presidentielle-en-turquie_1565795.html#VrftJorwiZUF5LUW.99

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Publié par le août 13, 2014 dans Media

 

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Turquie : changement de régime ?

Turquie : changement de régime ?

Samim AKGÖNÜL Université de Strasbourg

Libération 17 juillet 2014

TRIBUNE

 

La Turquie s’apprête à voter les 10 et 24 août lors d’une élection inédite où le président de la République sera élu au suffrage universel, à travers un scrutin à deux tours, mais vidé de sa substance. La loi électorale prévoit minimum 20 signatures de députés de partis ayant un groupe parlementaire. Par conséquent, les candidats des mouvements politiques et civils hors de l’Assemblée sont écartés. Résultat : seuls trois candidats ont recueilli le nombre de signatures nécessaires. Ainsi, le fameux adage, «au premier tour, on choisit ; au second, on élimine», ne pourra être appliqué que très partiellement.

Il y a aussi le problème des prérogatives du président qui, bien qu’ayant plus de pouvoir qu’un président symbolique, n’est pas le chef de l’exécutif dans ce régime parlementaire. Les tentatives d’adoption d’une nouvelle Constitution, qui ouvrirait la voie à un régime présidentiel ayant échoué, le futur président aura une légitimité électorale mais sans responsabilité qui va avec. Une hybridation expérimentale dont les conséquences politiques sont encore floues.

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Publié par le juillet 23, 2014 dans Media

 

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Ekmeleddin Ihsanoglu, un musulman chez les kémalistes

Ekmeleddin Ihsanoglu, un musulman chez les kémalistes

En désignant un musulman « moderne et intellectuel » comme candidat commun à l’élection présidentielle du 10 août pour affronter Recep Tayyip Erdogan, les kémalistes et les nationalistes ont surpris. Décryptage de ce scrutin inédit par le politologue Samim Akgönül.

Ihsanoglu, leading opposition candidate for August's presidential elections, talks to media in Ankara

Son nom est difficile à prononcer, même chez les Turcs qui, pour la plupart, découvrent ce professeur d’Histoire de 70 ans, -au look qui rappelle Necmettin Erbakan, leader historique de l’Islam politique en Turquie-, qui vient d’achever ses fonctions de Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique en janvier 2014 après dix ans de mandat. Un musulman, sunnite, conservateur « moderne et intellectuel » typique de cette génération où les musulmans convaincus étaient méprisés par les kémalistes et les néo-kémalistes (sa femme ne porte pas le foulard, détail fondamental pour une Turquie qui s’est déchirée sur cette question pendant des décennies).

Il vient d’être désigné comme candidat commun à l’élection présidentielle du 10 août par le CHP, le Parti Républicain du Peuple, citadelle historique des Kémalistes, et par le MHP, le Parti du Mouvement Nationaliste, champion de l’ultra-nationalisme à la sauce turco-islamique. En face, bien évidemment l’indéboulonnable Recep Tayyip Erdogan, qui s’auto-qualifie de Musulman démocrate, mais qui est, aux yeux d’opposants et d’observateurs externes, de plus en plus musulman et de moins en moins démocrate !

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Publié par le juillet 3, 2014 dans Media

 

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Le dilemme des alévis en Turquie

Appartenir à l’islam sans paraître musulmans : le dilemme des alévis en Turquie

Orient XXI > Magazine > Samim Akgönül > 25 juinQuelle sera l’attitude des alévis de Turquie lors de l’élection présidentielle du mois d’août prochain ? Au nombre de 10 à 15 millions sur 74 millions d’habitants, leur religion syncrétique emprunte à l’islam chiite mais aussi au christianisme et à des rites anatoliens pré-islamiques. Partagés sur l’attitude à tenir vis-à-vis de l’État, entre demande de reconnaissance comme religion à part entière et adhésion à une laïcité kémaliste, ils ne se reconnaissent dans aucun des deux principaux candidats.arton622-resp406

 
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Publié par le juin 25, 2014 dans Media

 

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