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Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle

Les Grecs d’Istanbul et le patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle

Méropi ANASTASSIADOU – Paul DUMONT

Les Grecs d’Istanbul, qui formaient à la fin du XIXe siècle un des éléments les plus dynamiques de l’Empire ottoman, ne représentent plus, dans la Turquie d’aujourd’hui, qu’une population résiduelle de quelques milliers d’âmes. Le déclin est-il irrémédiable ? Nombre d’observateurs estiment que la communauté est en voie de disparition. Toutefois, ce livre donne aussi la parole à ceux qui croient encore à un rebond. L’amélioration des relations gréco-turques, à partir de 1999, a suscité d’immenses attentes, insufflant un nouveau dynamisme aux rescapés de l’exode.

Ce travail est le résultat de plusieurs années d’immersion dans la vie de l’orthodoxie stambouliote. Fondé sur le partage de moments forts, il se veut surtout témoignage. Mais les auteurs ont aussi veillé à évoquer les turbulences de l’histoire, tout en brossant un tableau précis de la situation actuelle : démographie, vie économique et sociale, structures éducatives, leadership laïque et religieux, patrimoine culturel, lieux de mémoire… L’institution patriarcale, porteuse d’un itinéraire pluriséculaire, occupe dans l’étude une place centrale. Aux yeux de tous, Bartholomaios Ier, l’actuel patriarche œcuménique, est le principal porte-parole de la communauté. C’est lui qui négocie avec les autorités turques. Jouissant d’un prestige considérable, c’est aussi lui qui représente le Phanar sur la scène internationale.

 
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Publié par le avril 29, 2011 dans Nouvelles Publications

 

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Grecs de Turquie

Communautés, «nations», minorités. Grecs orthodoxes de la Méditerranée ottomane et post-ottomane (XIXe-XXIe siècles)

25-26 juin 2009

ehess

EHESS – amphithéâtre  –  105 Bd Raspail  –  75006 Paris
Colloque organisé par l’UMR 8032 Etudes turques et ottomanes (CNRS/EHESS) en collaboration avec la Chaire des Etudes grecques de l’EHESS et le département de Philosophie et d’Histoire des Sciences de l’Université d’Athènes.

Thématique

Entre 1850 et la fin de la Première Guerre mondiale, l’espace ottoman et post-ottoman est marqué par des changements profonds. Parmi les plus significatifs et lourds de conséquences : l’évolution des « communautés » confessionnelles (musulmanes, grecques orthodoxes, juives, arméniennes, etc…) vers une institutionnalisation des « millet » (« nation », dans l’acception ethnico-confessionnelle du terme) –porte ouverte à l’exacerbation des particularismes nationaux- représente une première phase qui s’est déroulée dans le cadre d’un système de société plurielle. Une deuxième étape s’est produite dans le sillage d’une crise majeure, la Première Guerre mondiale, en particulier en ce qui concerne les composantes non musulmanes de la Méditerranée ottomane. On a assisté alors, entre autres, à une brutale transformation des « millet » en « minorités » intégrées dans des États nationaux édifiés avec les matériaux de l’homogénéité culturelle et imperméables à la diversité.
Cependant, ce « glissement de concept » est loin d’être un simple sous-produit de la guerre. Il constitue l’aboutissement d’un processus long et complexe, sur lequel ont pesé des facteurs autant purement politiques que plus spécifiquement socio-économiques, démographiques, idéologiques. C’est l’étude de cette transition qui constituera le principal axe thématique de cette réunion.

 
 

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