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Turquie: au Kurdistan, le grand bond en arrière

10 Fév

Turquie: au Kurdistan, le grand bond en arrière

L’Express, Par , publié le 09/02/2016

 

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Les violences qui secouent le quart sud-est de la Turquie depuis l’été ont coûté la vie à plus de 200 civils, 250 membres des forces de sécurité et des centaines de combattants du PKK. Silvan, province de Diyarbakir, le 15 novembre 2015.

Reuters/Sertac Kayar

De violents affrontements opposent militants kurdes du PKK aux forces armées dans l’est de la Turquie, depuis l’été 2015. Les régions kurdes semblent revenues aux pires heures du conflit qui a fait 40 000 morts depuis 1984. Voici pourquoi.

Scènes de guerre, barricades, véhicules blindés dans les villes kurdes, enfants privés d’école, cadavres abandonnés dans les rues de peur des tirs de snipers. Les régions kurdes de l’Est de la Turquie semblent revenues aux pires années du conflit qui a fait quelque 40 000 morts depuis 1984. Plus grave, « alors que les troubles des années 1990 opposaient les combattants du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) à l’armée dans les montagnes kurdes, les affrontements se déroulent aujourd’hui au coeur des villes », souligne Veli Pehlivan, doctorant à l’EHESS.

Dix mille soldats et policiers sont déployés dans la région. Au moins 200 000 personnes ont fui les affrontements. Ce week-end, l’assaut à Cizre d’un immeuble assiégé depuis plus de deux semaines a entraîné des accusations de massacres. L’opposition parle d’au moins 30 victimes. La télévision turque avait annoncé 60 « terroristes neutralisés », avant que le gouverneur ne revoie le nombre à la baisse. Les médias indépendants étant bannis de cette région, difficile de savoir ce qu’il en est. Comment en est-on arrivé là ?

Stratégie du pire

La flambée de violence a démarré après l’attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) à Suruç, le 20 juillet. Accusant Ankara de n’avoir rien fait pour protéger les Kurdes contre Daech, le PKK a repris les attaques contre policiers et soldats, après deux ans de cessez-le feu. Aussitôt, l’armée turque a entrepris de bombarder les positions du PKK. L’engrenage était enclenché. « Le président turc Recep Tayyip Erdogan manie la stratégie du pire, le PKK aussi », constate Jordi Tejel Gorgas, professeur à l’institut de hautes études internationales et du développement, basé à Genève.

Erdogan: cliver la société, pour reprendre la main

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Publié par le février 10, 2016 dans Media, News

 

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