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La Turquie risque-t-elle une dérive autoritaire?

27 Jan

La Turquie risque-t-elle une dérive autoritaire?

L’Expresse

Par , publié le 27/01/2014

François Hollande se rend en Turquie ce lundi. Le pays est plongé dans une sévère crise politique après le déclenchement d’un scandale de corruption sur fond d’affrontement entre Recep Tayyip Erdogan et la confrérie de Fethullah Gülen. Cinq questions pour comprendre cette crise.
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afp.com/Adem Altan

La Turquie vit-elle sa pire crise depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) en 2002? La livre turque a perdu plus de 10% de sa valeur en un mois de tempête politique provoquée par le scandale de corruption qui éclabousse Recep Tayyip Erdogan. Le Premier ministre s’époumone à dénoncer un complot de ses ex-alliés de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen destiné à le faire tomber, accélère les purges et met en branle une inquiétante réforme judiciaire. Comment en est-on arrivé là ; quelles peuvent être les conséquences de ces tensions?

La confrérie Gülen c’est quoi ?

Se faisant appeler Hizmet (« le service »), ce réseau est né dans les années 1970 autour de l’imam Fethullah Gülen. Le prédicateur de 73 ans, vit en Pennsylvanie (Etats-Unis), depuis son départ de Turquie en 1999, pour échapper à des poursuites de la justice turque pour « activités anti laïques ». L’organisation s’articule autour d’un ensemble d’écoles privées. Le réseau dispose aussi de chaînes de télévision et du quotidien le plus vendu de Turquie, Zaman.  La confrérie revendique plusieurs millions de partisans et des relais influents dans la police, la magistrature et les affaires, où elle a créé sa propre organisation patronale, la Tüskon. « Il n’y a pas de véritable hiérarchie. Fethullah Gülen, donne des avis, des prêches. Ses « proches », comme se qualifient eux-mêmes les membres du réseau, suivent à la lettre ses recommandations », explique Samim Akgönül, historien et enseignant-chercheur à l’université de Strasbourg.

Le but du mouvement est « de former un Etat conservateur et de faire de la Turquie une puissance régionale porteuse de sa vision de l’islam », expliquait l’universitaire Hakan Yavuz à L’Expansion en 2011. « En termes de moeurs, le mouvement est assez réactionnaire, notamment pour ce qui est de la place des femmes dans la société. Sa ‘modernité’ affichée s’applique surtout aux questions économiques ses positions diplomatiques sont souvent pro-américaines », observe Dorothée Schmid, chercheuse à l’Institut français des relations internationales. Pour Samim Akgönül, « elle l’est sur certains sujets de société, mais elle est aussi très nationaliste, plus que l’AKP, notamment sur les questions arménienne et kurde. »

Suite de l’entretien

 

 
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Publié par le janvier 27, 2014 dans Media

 

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