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Recherches croisées : Aragon, Elsa Triolet

06 Mar

Nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre avec

Corinne GRENOUILLET et Roselyne WALLER,

à l’occasion de la sortie du treizième numéro de « Recherches croisées : Aragon, Elsa Triolet » paru aux PUS.

Au programme : une présentation d’Aragon et des lectures de poèmes.

 Librairie Quai des Brumes

120 Grand’Rue, à Strasbourg,

mardi 20 mars 2012, à 18h45

Ce treizième numéro de la série Recherches croisées Aragon / Elsa Triolet comporte trois dossiers, un ensemble de lettres inédites et une interview d’Aragon inédite en français. Plusieurs chercheurs se sont penchés sur les liens de l’œuvre d’Aragon avec l’histoire : Marie-France Boireau examine le paradoxe qui inscrit les premiers romans du Monde réel à la fois dans la certitude militante mais aussi dans la hantise, tragique, de la fatalité de la guerre. Deux articles portent prioritairement sur Les Communistes d’Aragon, examinés sous l’angle de l’opposition structurante entre bonnes et mauvaises histoires (Aurore Peyroles se réfère aux travaux sur le storytelling de Salmon et Citton) et sous celui d’un épisode de la Seconde Guerre mondiale narrant le sacrifice de soldats africains en mai 1940 : cet épisode est mis en relation avec le traitement de la question coloniale et raciale chez Aragon du surréalisme jusqu’au début des années 1950 (Corinne Grenouillet). Avec l’historien Erwan Caulet, le regard porté sur Aragon se décentre, car il interroge l’écrivain comme critique littéraire (dans Les Lettres françaises) au miroir de son appartenance à la critique littéraire communiste prise dans son ensemble. Comme Erwan Caulet mais d’un point de vue plus stylistique, Julie Morisson s’attache aux articles de critique d’Aragon parus dans les années 1953-1955 dans Les Lettres françaises : constitués sur un modèle « conversationnel », marqués par une prose sensible à la lisière du poétique, ils se détachent par leur singularité sur un fond de débats sur l’Art de parti. Dans le dossier Elsa Triolet, Marianne Delranc montre comment Elsa Triolet a participé à la diffusion et à la connaissance en France des structuralistes et formalistes russes qui comptaient au nombre de ses amis et comment elle utilise Les Lettres françaises en 1968 pour riposter aux attaques de la revue russe Ogoniok contre Lili Brik, la « veuve » de Maïakovski.
Le dossier « Aragon, arts et intertextes » révèle la richesse et la complexité du dialogue qu’Aragon a entretenu avec la peinture : Maryse Vassevière se penche sur un pan de l’œuvre inexplorée, les articles que l’écrivain consacre à la peinture soviétique dans les années 1950 et où se joue un dialogue avec Breton. Josette Pintueles étudie l’illustration de L’Œuvre poétique dont l’architecture contribue, par les jeux d’écho, intertextuels ou interpicturaux, à faire circuler le lecteur à l’intérieur d’un Tome ou d’un Tome à l’autre. Quant à Patricia Principalli-Richard, elle montre les répercussions d’une lecture d’enfant, Le Général Dourakine, sur l’imaginaire d’Aragon et sur l’invention du personnage de Simon Richard dans La Semaine sainte.
Des lettres inédites d’Aragon à des « jeunes gens » des années 1970, en particulier au poète Henri Droguet (qu’il publia dans Les Lettres françaises), ainsi qu’une interview inédite en français au magazine italien Rinascita (datant de 1968) bouclent ce numéro 13.

 

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