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Archives du décembre 6, 2011

Adamlar

Adamlar

Samim Akgönül

http://www.turkishgreeknews.org

06.12.2011

Arabayla İstanbul’un güzide semtlerinden birinde kırmızı ışıkta bekliyorum. Karşımda dev gibi bir brandanın üzerine yazılmış bir yazı var: « Kasten adam öldürme Töre Saikiyle yapılmışsa kişi ağırlaştırılmış müebbet hapis cezası ile cezalandırılır. TCK Madde 82 ». Afişin 4 köşesinde AKP ilçe başkanlığının logoları var. Trafik son derece ağır ilerlediği için (Burada Târiz sanatı yapıyorum) düşünmeye başlıyorum. Neden kasten adam öldürme, kadın öldürünce ceza hafifletiliyor mu ?

Ofiste hemen kontrol ediyorum. TCK 81. Madde ve bu maddeye bağlı 82. Madde Bir insanı kasten öldüren kişi’den bahsediyor. Adam demiyor. Yani en azından yasada, dildeki ayrımcılık kaldırılmış anlaşılan. Ama halk dilinde hâlâ “adam öldürmek”ten bahsedildiği için olsa gerek afişi hazırlayanlar yasada küçük bir tahrifat yapmışlar.

Ben bu konuda Türkçe ile gurur duyanlardanım aslında. Ne Fransızca ve İngilizce’deki iki cins ne de Almanca ve Yunanca’daki üç cins yok Türkçe’de. Bunun en çarpıcı sonucunu Strasbourg İnsan Hakları Mahkemesinde görebiliriz. Fransızca İnsan Hakları Droits de l’Homme deniyor, aynen Yunancadaki Ανθρώπινα δικαιώματα gibi. Eskiden neden Homme (adam) diye sorulduğu zaman Fransızlar oradaki Homme kelimesinin başharfi büyük harfle yazılır İnsanlık demektir derlerdi. Ben de her seferinde o zaman Droits de la Femme (kadın) diyelim, F harfini büyük harfle yazalım, o da İnsanlık demek olsun, olmaz mı ? derdim. γυναικεία δικαιώματα gibi. Olmazmış. Ama yakın zamanda Fransızlar da bu durumdan rahatsız olmaya başlamışlar ki sağda solda İngilizce Human Rights’tan çeviri Droits humains okumaya başlamıştım. Fakat bu son formüle de karşı çıkanlar oldu. Sebep ? İnsan hakları tekil haklardır, kişi haklarıdır, Fransızca bu terimde humains sıfatı çoğul olduğu için yanlış anlamalara yol açabilir. En son moda, sık sık görmeye başladığım Droits de la Personne humaine ucubesi ki “İnsan kişisi Hakları” olarak tercüme edilebilir. Komik değil mi? Hâlbuki Türkçe’de İnsan Hakları gayet net. İnsan tekil ve tarafsız, Haklar çoğul ve herkesin.

Bu yazıyı Türkçe okuyanlar için söylüyorum : Yeterince sevinip gururlandıysanız ikinci aşamaya geçebiliriz (Burada yazılanları Yunanca’ya çevirecek arkadaşa başarılar dileyip kendisini şimdiden tebrik ediyorum ! Bu yazıyı Yunanca okuyanlar varsa lütfen kendi dilleri üzerine de düşünsünler).

Türkçe de maalesef dilde cinsel ayrımcılık konusunda sütten çıkmış ak kaşık değil. Aynen yukarıdaki “adam öldürme” örneğinde olduğu gibi Türkçe’de de yüzlerce adamı insan, insanı adam gören cümleler var. Kadını ancak yardımcı rollerde izleyebiliyoruz.

Seneler önce Tayfun Talipoğlu’nun Bam teli isimli programında, sunucu bir Anadolu kasabasında 8-9 yaşlarında bir çocuğa sormuştu : “kardeşin var mı?”. Çocuk “evet iki” demişti. Talipoğlu kız mı erkek mi diye sorunca, oğlan şaşırmış, “ha onlar erkek, dört de kız var” demişti. Kızları kardeşten saymıyordu.

Gene arabada giderken eşim (güzel kelime, tarafsız, eşimin kadın mı erkek mi olduğunu okuyan anlayamaz) söylemişti : “Bu bozuk yoldan gitme, adam gibi yoldan git”. Bozuk yol kadın gibi bir yol mu acaba ? Adam olacak çocuk neyinden belli olur bilirsiniz. Ya kadın olacak çocuk? O da aynı şeyden mi belli olur?

Adam olmak diyoruz, adam etmek bile diyoruz. Adam gibi adam diyoruz. Yâhu, erkek gibi kadın bile diyoruz. Aman ne büyük iltifat ! Hatta kadın kelimesini argo sayanlarımız bile var. Her sporun bayan takımları var ama bay takımları yok, erkek takımları var. Basketbol kadın takımı demekten utanıyor kimilerimiz. Otobüste bayan yanı var (ne demekse, erkekle kadın yanyana olunca ne oluyor ?) ama “bay yanı” yok. Bay kelimesi bir tek tuvaletlerde kaldı. Bayan kelimesi ise “kadın”ın adından bile titreyenlerin kullandığı kibarca dilde hâlâ var. Gerçekten de kadının adı bile yok. Pınar Selek’in dediği gibi, erkek olmak için de bol bol sürünmek gerek.

http://www.turkishgreeknews.org/tr/adamlar-7893.html

 
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Publié par le décembre 6, 2011 dans Media

 

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Ajda Ahu Giray « Qu’importe où je suis … »

Ajda Ahu Giray

« Qu’importe où je suis … »

Chansons en français et en turc

Proposé par l’ASTU Actions Citoyennes Interculturelles

Mardi 6 décembre | 20h30

Salle de la Bourse, Strasbourg

Entrée 12€ • 10€ • 8€

 

 

Passionnée par la chanson française, Ajda Ahu Giray, née en 1980 à Istanbul, combine à son répertoire des chansons françaises, turques et italiennes et ses propres compositions. Artiste éclectique, chimiste diplômée, elle s’est formée en France au chant et au théâtre. Elle interprète Edith Piaf, Brel, Barbara …, elle a été comédienne dans des comédies musicales et met aussi en musique avec talent et sensibilité les poèmes de Nazim Hikmet ou de Claude Roy. Celle qui déclare « hésiter pour beaucoup de choses dans la vie » est sûre de vouloir faire partager ses chansons sur scène. Elle est accompagnée à l’accordéon par « Arthur Bacon » avec qui elle forme un duo subtil et original en harmonie avec sa voix fraîche et mélodieuse. Ils ont invité pour cette soirée le violoncelliste Anil Eraslan et nous offre avec amitié de parcourir ensemble ce chemin musical entre la France et la Turquie.

 
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Publié par le décembre 6, 2011 dans Manifestations culturelles

 

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Server Tanilli par Sonia Belkis Philonenko

Server Tanilli

par Sonia Belkis Philonenko

Server Tanilli est mort le 29 novembre 2011 à Istanbul à l’âge de 80 ans. C’était depuis  très longtemps un proche ami de ma mère et de toute notre famille. Il était un des rares à avoir connu la maison d’Enghien et ma grand’mère dont les manières d’aristocrate russe exilée l’intimidaient beaucoup et l’attiraient aussi, car il aimait la Russie, celle  de Lénine, certes, mais Enghien, avec ses icônes, sa galerie de portraits des tsars, le  sorbier du jardin, c’était tout de même une petite parcelle de Russie.

Je me souviens de lui, sonnant à la grille de la villa, venu de la Turquie qui me paraissait déjà dans un lointain brumeux, porteur de nouvelles de mon père. Nous l’avions revu souvent, à chaque fois qu’il était de passage à Paris. Professeur de droit constitutionnel, il fut blessé grièvement en avril 1978 lors d’un attentat à la Faculté de droit d’Istanbul. Après avoir passé plus d’un an entre la vie et la mort, contraint de s’exiler, il trouva refuge, grâce à ma mère, à l’université de Strasbourg où il enseigna jusqu’en 2000. Il lui en garda une reconnaissance et une amitié sans failles toute sa vie.

C’était une figure familière dans les rues de Strasbourg qu’il sillonnait dans son fauteuil de handicapé poussé par la fidèle Firomi. Il  portait un pull, une chemise ou un ciré selon le temps qu’il faisait, mais il sortait tous les jours, commandait avec despotisme: «  Firomi, allez, je vous prie, à droite ! », s’arrêtait pour saluer une connaissance. Des étudiants venaient le voir respectueusement dans son petit appartement rempli de livres et de journaux où il n’y avait même pas de place pour poser un verre de thé.

Les dernières années, il venait rue de l’université devant la porte du 32 où habitait ma mère, elle descendait, souvent en peignoir, s’asseyait sur une vieille chaise mise là exprès et ils passaient des heures à discuter de littérature et de politique. Tanilli s’énervait, tempêtait, s’écriait : « Mélikoff, comment pouvez-vous dire une chose pareille !» – « Server, vous êtes insupportable ! » – répondait ma mère en riant. Mais ils se voyaient presque tous les jours. Dans le carré de verdure qui bordait le vieil immeuble en lourde pierre grise, les azalées s’ouvraient, fleurissaient, se fanaient au gré des saisons. Autour d’eux, les gens passaient, souriaient en les voyant si animés, s’arrêtaient parfois pour échanger quelques salutations. Ils recréaient à eux deux, dans la langue chantante que ma mère aimait tant, un coin de Turquie.

Dans les années 80, j’allais parfois passer l’été au bord de la mer du côté d’Alanya chez mon père. Je me souviens d’avoir dit incidemment à quelqu’un sur la plage que je venais de Strasbourg. Le soir même un groupe de jeunes m’a abordée, timidement et avec des allures de conspirateurs, et m’a demandé si je connaissais Tanilli. L’attentat dont il avait été victime, son exil, les ouvrages qu’il publiait faisaient de lui une légende, mais surtout lui conféraient un statut de ‘conscience’, si je puis dire,  pour une certaine jeunesse turque. Il avait soutenu Yilmaz Güney, les communautés Alévis, la gauche aux prises avec l’extrême droite et malmenée par le pouvoir.

Je leur dis ce qu’il faisait, comment il vivait, l’état de sa santé. Ils m’écoutaient. L’un d’eux sortit avec un air mystérieux un de ses livres, c’était, je crois, ‘Etat et démocratie’. Un livre visiblement lu et relu, tout annoté d’encre et taché, les pages froissées, qui avait circulé de mains en mains. Ils m’écoutaient avec une ferveur qui m’étonna. La jeunesse parisienne avait perdu cette faculté de s’émerveiller devant un grand esprit et de le reconnaître comme maître à penser. Tanilli, lui,  était devenu un maître à penser.

Il aimait la poésie et la beauté. Un jour, nous étions une dizaine à dîner avec Vera Tuliakova dans un restaurant de Strasbourg. Vera n’était plus la jeune fille élancée que Nazim Hikmet avait chantée dans ses poèmes, elle était  devenue une imposante matrone, mais elle avait gardé ses lourds cheveux blonds et ses traits réguliers, avec une moue enfantine charmante au coin de la bouche lorsqu’elle souriait. Au dessert, Tanilli lui récita avec fougue – et talent aussi  – les poèmes que Nazim avait écrits pour elle. Il les savait par cœur. Vera avait les larmes aux yeux. Et nous, nous étions sous le charme de cet homme que le destin avait tenté de casser, mais sans y parvenir.

Tanilli le ‘combattant’. C’est ainsi que je le garderai dans ma mémoire. Dans une autre histoire, il aurait pu être Don Quichotte, toujours prêt à se battre l’épée à la main contre ces ennemis que nous, nous appelons stupidement des moulins à vent, mais qui ont pour noms préjugé,  injustice, ignorance. Sans se demander s’il serait vainqueur et sans avoir d’illusions sur ses semblables.  Sans se soucier non plus de l’ironie des ‘bien pensants’.
Tanilli, un petit homme souffrant dans sa chair, mais si grand dans sa volonté et sa conviction.
 
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Publié par le décembre 6, 2011 dans News

 

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