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20 ans après !

16 Juil

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APPEL A CONTRIBUTION

 Cette rencontre rassemblera les experts du réseau du GRAPEV afin de faire un bilan des évolutions de 1989 à 2009.

20 ans après la table ronde polonaise sur la démocratisation et le processus de transition qu’elle a engendré, les spécialistes présenteront des communications sur le thème : Identités, citoyennetés et démocratie. Ils mettront en exergue les changements importants qui ont eu lieu en Europe centrale et orientale et l’évolution permanente des systèmes institutionnels et politiques de l’Union européenne. Un bilan sera établi sur base de regards croisés (interdisciplinaire, multinational, comparatif) entre les 27 Etats membres de l’Union européenne, les pays candidats et leurs voisins. Notre rencontre s’ouvrira également au grand public pour tenter de mieux faire comprendre les enjeux et les perspectives que l’Union européenne génère en termes d’identités, de citoyennetés et de démocratie

Le colloque regroupera des contributions de différentes disciplines s’incrivant dans une des trois sessions proposées :

 1) La Démocratie dans tous ses états : enjeux et perspectives dans l’Union européenne et son voisinage

 Les contributeurs proposeront une analyse des itinéraires du changement politique qui ont conduit, de 1989 à 2009, aux systèmes démocratiques actuels. Quels sont les résultats du processus de démocratisation ? Quel est l’impact de l’entrée des pays d’Europe centrale et orientale dans le giron communautaire en termes de démocratie ? A l’heure où la démocratie s’essouffle, que les relais démocratiques traditionnels entre le pouvoir et la population s’affaiblissent et que les consultations sur le projet de traité constitutionnel pour l’UE donnent des résultats plus que mitigés, comment expliquer le chemin parcouru et les perspectives à envisager en termes de démocratie ?

Ensuite, les analystes se pencheront sur la démocratie en tant que condition d’adhésion et  en tant que condition de partenariat dans le cadre des Politiques extérieures de l’UE (Relations extérieures, coopération, Politique européenne de voisinage). Depuis quelques années, l’Union européenne (UE) a, en effet, introduit dans sa politique avec les États tiers la conditionnalité démocratique. Nouvelle politique, elle est devenue primordiale pour l’UE après la transition en Europe centrale et orientale et la fin du communisme dans le Monde. En parallèle à ces bouleversements mondiaux, la Communauté européenne (CE) a amorcé des changements internes. L’Union européenne est née et avec elle la volonté de faire de l’Europe un acteur de premier ordre sur la scène internationale. De plus, voyant les pays de l’Est s’ouvrir au monde et à elle, la Communauté a recentré ses intérêts sur ses voisins les plus proches, futurs membres ou pays de sa « zone de proximité ». Les critères démocratiques et de bonne gouvernance seront donc analysés à la lumière des développements de la politique d’intégration, de voisinage et de coopération.

De plus, les évolutions politiques ont également influencé nos systèmes d’administration – un bilan sera établi et l’impact des adhésions à l’Union européenne sera évalué en termes de système de gouvernance et de systèmes administratifs.

Enfin, quelles sont les leçons à tirer et quelles sont les perspectives d’avenir pour nos démocraties en Europe ? Quel projet pour l’Union européenne ? Quelles valeurs ? Quel avenir commun ?

      2) Identités et citoyennetés européennes,

 La question de l’identité européenne a occupé une place importante dans les grands débats d’idées entre les deux guerres mondiales, jusqu’au début des années 1950. Par la suite, la construction de l’Union européenne actuelle, avec son approche utilitariste et économique et le fonctionnalisme de Jean Monnet a occulté la question de l’identité européenne. Les adversaires du projet européen, dont beaucoup ont eu le sentiment d’avoir été pris à un piège irréversible, et même en acceptant la paix durable et la réconciliation entre les peuples, sont vite devenus des « eurosceptiques » et ont introduit la passion dans le débat européen. L’Europe pragmatique et sans âme n’a pas pu trouver de soutien suffisant chez beaucoup de citoyens nationaux qui ont condamné l’hégémonie économique, les délocalisations, le pouvoir des banques et l’absence de projet social européen. Ainsi, la question de l’identité européenne a progressivement repris de l’importance et est devenue un des arguments-clés des partisans du pouvoir absolu des États-nations : L’identité des peuples et des personnes ne serait que nationale et la construction d’un pouvoir européen devait être limitée par ce postulat. Dans cette logique, l’identité européenne n’existe pas et le pouvoir européen résulte uniquement de la libre coopération entre gouvernements nationaux alors qu’il est évident que la construction européenne a atteint un point où la question de l’union politique, de la légitimité du projet est devenue fondamentale. Au-delà donc des réflexions sur l’institutionnels ou l’économique, il est proposé d’analyser ces « crises identitaires » qui peuvent détourner des pays du projet européen. Il s’agit aussi de lier construction citoyenne et quête ou reconnaissance identitaire, avec l’expérience des nouveaux États-membres, 20 ans après la dislocation de l’Union soviétique et d’envisager les aspects sociaux et culturels de cette évolution.

Il n’existe évidemment pas une seule « identité » européenne mais plusieurs, au mieux, ou des « représentations » européennes, au pire, liées à des expressions spécifiques. Deux thématiques seront en particulier mises en avant dans cette session : le rôle des universités dans la construction européenne (identitaire et citoyenne) et l’expression artistique et culturelle.

  3) Médias et construction européenne

 Les changements intervenus en Europe Centrale et Orientale en amont, pendant et après la chute du Mur de Berlin ont de l’avis de nombreux experts été pour une bonne part initiés par les médias internationaux d’abord, et relayés ensuite par les journalistes et entreprises de  presse au niveau de chacun de ces États. Leur rôle particulier dans  les revendications politiques en faveur de la démocratie libérale et de la liberté d’entreprise a été concomitant de leur lutte pour la  reconnaissance de la liberté de la presse. En l’espace d’une décennie,  le paysage médiatique y a été profondément transformé passant d’une  situation de monolithisme idéologique à l’avènement d’un pluralisme  des médias écrits et audiovisuel, condition à l’existence d’un espace  public de discussion, lui-même indispensable au bon fonctionnement  démocratique de ces sociétés.

Vingt ans après le début de ces profonds  bouleversements , l’atelier consacré aux Médias pourrait être  l’occasion de dresser un bilan des acquis observés en même temps que  de cerner les enjeux et les défis auxquels ces pays restent confrontés  dans le domaine de la régulation de l’ensemble du champ médiatique, ce  en relation avec le paysage politique, dans un contexte de profonde transformation économique du secteur des médias, des conditions de production de l’information, des supports comme des usages.

 Le colloque sera poursuivie par une session grand public, durant laquelle les participants engageront un dialogue interculturel sur les thèmes précédemment mentionnés et les académiques exposeront le fruit de leur réflexion.

L’objectif sera de faciliter la compréhension de la dynamique en cours et d’exposer les multiples enjeux auquel fait face l’UE. Afin de faciliter l’interactivité, un modérateur animera un échange sur les perspectives d’avenir du projet européen.

 Pour terminer ce colloque, une présentation aux élèves de l’enseignement secondaire supérieur sera organisée et un dialogue interculturel sera lancé.

 Le colloque, dans son programme social, favorisera la connaissance de l’autre par un échange de traditions culinaires et musicales et par un éclairage sur les identités respectives tant locales que nationales.

 Les propositions de communication peuvent être transmises par e-mail pour le 10 septembre 2009 au plus tard à

 

fabienne.maron@skynet.be

renaud.de-la-brosse@univ-reims.fr

et gilles.rouet@sfr.fr

 

Les contributeurs disposeront de 15 minutes pour présenter leur contribution qui devra être réalisée pour le 15 octobre 2009, afin de faciliter une publication rapide aux éditions Bruylant, à Bruxelles. Les textes (de 15000 à 20000 caractères) comme les contributions pourront être en français ou en anglais.

 

Les participants souhaitant prendre part à cet événement sont invités à transmettre leurs coordonnées dès que possible par mail à une des adresses précédentes, un formulaire d’inscription leur sera envoyé dans les meilleurs délais.

 
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Publié par le juillet 16, 2009 dans Calls / Appels

 

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