Communautés, «nations», minorités. Grecs orthodoxes de la Méditerranée ottomane et post-ottomane (XIXe-XXIe siècles)
25-26 juin 2009
Thématique
Entre 1850 et la fin de la Première Guerre mondiale, l’espace ottoman et post-ottoman est marqué par des changements profonds. Parmi les plus significatifs et lourds de conséquences : l’évolution des « communautés » confessionnelles (musulmanes, grecques orthodoxes, juives, arméniennes, etc…) vers une institutionnalisation des « millet » (« nation », dans l’acception ethnico-confessionnelle du terme) –porte ouverte à l’exacerbation des particularismes nationaux- représente une première phase qui s’est déroulée dans le cadre d’un système de société plurielle. Une deuxième étape s’est produite dans le sillage d’une crise majeure, la Première Guerre mondiale, en particulier en ce qui concerne les composantes non musulmanes de la Méditerranée ottomane. On a assisté alors, entre autres, à une brutale transformation des « millet » en « minorités » intégrées dans des États nationaux édifiés avec les matériaux de l’homogénéité culturelle et imperméables à la diversité.
Cependant, ce « glissement de concept » est loin d’être un simple sous-produit de la guerre. Il constitue l’aboutissement d’un processus long et complexe, sur lequel ont pesé des facteurs autant purement politiques que plus spécifiquement socio-économiques, démographiques, idéologiques. C’est l’étude de cette transition qui constituera le principal axe thématique de cette réunion.
