



La Fabrique européenne des traducteurs est un programme qui voit six pays unir leurs forces autour d’ateliers bilingues avec pour objectif de donner à de jeunes traducteurs en début de carrière l’occasion de travailler avec d’autres traducteurs expérimentés et de mieux connaître le paysage de la traduction et de l’édition dans les deux pays.
La Fabrique européenne des traducteurs démarre avec l’atelier franco-turc qui se déroulera du 13 septembre au 14 novembre 2012 avec 3 tutorats successifs à Istanbul et Arles.
La clôture des candidatures est fixée au 14 mai 2012
Le site de la Fabrique européenne www.fabrique-traducteurs.org sera accessible très prochainement.
Les candidatures pourront être faites en ligne.
L’information se trouve d’ores et déjà sur le site et le blog du CITL.
Plaquette : FABRIQUE EUROPE
Candidature : FormFET 2012
Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (IFEA) ve Yapı-Endüstri Merkezi (YEM) işbirliği ile düzenlenen “Büyük Paris” konulu tartışma-konferans serisinin ilkinde konuşacak kişi Fransız mimar Antoine Grumbach olacak. Çağdaş metropollere yapılan büyük ölçekli müdahaleler, bu müdahaleleri hayata geçiren aktörler, işbirlikleri, projenin prosedürleri ve konsültasyon etapları, katılım, şeffaflık gibi konuları tartışmaya açmak, bu konferanslar dizisinin amacını oluşturuyor.
Büyük Paris kentsel dönüşüm yarışmasında seçilen 10 projeden biri olan Antoine Grumbach’ın "Seine Métropole"ü, Paris-Rouen-Le Havre’ı bir eksen üzerinde buluşturan Seine Nehri vadisinin geliştirilmesini öngörüyor. Grumbach, Paris metrosu şemasından esinlenen yeni bir ulaşım ağı yaratarak bu büyük alanı dönüştürmeyi hedefliyor. Bu tutkulu proje Paris-Le Havre ekseninin ekonomik, kültürel, çevresel ve idarî yönlerini ele alıyor.
Bu konferanslarla, yakın zamanda sözü edilen büyük ölçekteki İstanbul ve Büyük Paris projelerinin hazırlanma koşulları, aşamaları, yöntemleri, demokratik katılım, şeffaflık ve istişare konuları göz önünde bulundurularak ele alınabilecek.
bilgi ve kayıt içib:
13 mart salı, 18:00’den itibaren
Yapı-Endüstri Merkezi
Fulya Mah.Yeşilçimen Sok.No:12/430 (Polat Kulesi Yanı)
0212.266.70.70
Ecrivain féministe, activiste engagée aux côtés des sans-abri ou des travestis, la sociologue turque Pinar Selek, 40 ans, est accusée depuis 13 ans de terrorisme pour s’être intéressée au conflit kurde. Aujourd’hui exilée en France, elle rêve de pouvoir rentrer dans son pays.
Ecrivain féministe, activiste engagée aux côtés des sans-abri ou des travestis, la sociologue turque Pinar Selek, 40 ans, est accusée depuis 13 ans de terrorisme pour s’être intéressée au conflit kurde. Aujourd’hui exilée en France, elle rêve de pouvoir rentrer dans son pays.
"Etre sociologue en Turquie, c’est difficile, il faut connaître ses limites", analyse tristement cette femme élégante et décontractée, aux longs cheveux ondulés, qui parle un bon français acquis dans un lycée francophone d’Istanbul.
Accusée d’avoir participé à un attentat qui fit sept morts à Istanbul en juillet 1998, Pinar Selek a été acquittée trois fois pour ces faits, en raison de manque de preuve ou de rapports d’expertise affirmant que l’explosion était accidentelle et non criminelle.
Mais la Cour de cassation, à chaque fois, a maintenu ses accusations, et la justice turque n’a toujours pas abandonné les poursuites. Elle risque toujours la prison à vie.
"C’est une torture psychologique pour moi, je voudrais que ça finisse une bonne fois pour toutes", soupire l’universitaire, qui après quelques mois d’exil à Berlin s’est installée à Strasbourg (nord-est de la France) où elle prépare une thèse sur les luttes d’émancipation en Turquie.
Née dans une famille d’intellectuels de gauche, la jeune Pinar a grandi "dans une maison qui servait de lieu de rencontres et de débats", où "on lisait et discutait beaucoup". Son grand-père, avocat, fut l’un des fondateurs dans les années 1960 du Parti des travailleurs de Turquie. Son père, avocat également, a passé quatre ans et demi en prison après le coup d’Etat de septembre 1980. "Dès l’enfance, j’ai compris très tôt que le pouvoir ne dit pas forcément la vérité", commente-t-elle.
A l’adolescence, elle est influencée par le mouvement féministe, touche au théâtre puis décide de devenir sociologue "afin de comprendre et d’agir".
Dès le début, elle se tourne vers des sujets et des groupes sociaux tabous: prostituées, gitans, travestis, gays et lesbiennes. Dans ces milieux, elle noue des amitiés, devient conteuse pour enfants sans-logis, crée un atelier d’artistes de rue et partage un temps la vie des SDF.
A partir de 1996, la jeune femme aux origines "mélangées, caucasiennes, grecques… mais pas kurdes !" va s’intéresser justement au conflit kurde. "Je suis antimilitariste, et contre la violence des deux côtés. On ne peut pas conquérir la liberté par les armes. Mais pour comprendre pourquoi il y a la guerre, il fallait que je parle à des rebelles du PKK", explique la chercheuse.
C’est là que ses ennuis commencent. Arrêtée en juillet 1998, elle est torturée pendant une semaine afin qu’elle donne les noms de ses contacts au sein de la rébellion. "C’était dur, mais je n’ai rien dit".
Puis viennent les accusations de participation à un attentat terroriste, "de la science-fiction", commente-t-elle. En tout, elle passera deux ans et demi en prison, jusqu’à décembre 2000.
En sortant de détention, celle qui fut amie du journaliste turc d’origine arménienne Hrant Dink (assassiné en 2007) promet d’être "encore plus active qu’avant". Elle écrit sur l’homophobie, l’influence du service militaire sur la masculinité en Turquie.
Mais ses ennuis judiciaires ne cessent pas. Elle reçoit des menaces de mort et doit s’exiler au printemps 2009. "Ici, en France je sais qu’on ne viendra pas saisir mon ordinateur, c’est un luxe! Et il y a une grande solidarité autour de moi, c’est important."
"Au-delà de la question des droits de l’homme, son cas est emblématique d’atteintes croissantes à la liberté des chercheurs", souligne Sylvain Laurens, sociologue de l’Université de Limoges (centre-ouest) qui s’est mobilisé pour Pinar Selek au sein de l’ONG "Chercheurs sans frontières".
Vor fünf Jahren wurde in Istanbul der Journalist Hrant Dink ermordet. Er kämpfte gegen die Verleugnung des Völkermords an den Armeniern. Gesetze gegen dessen Leugnung lehnte er ab.
Vermutlich wird 2007 ein noch schwierigeres Jahr werden als das vergangene. Wer weiß, welchen Ungerechtigkeiten ich ausgesetzt sein werde?", stand im letzten Tagebucheintrag von Hrant Dink am 12. Jänner 2007. Eine Woche später starb er auf offener Straße in Istanbul, von Kugeln durchlöchert.
Mit seiner Zeitung „Agos" hat der armenisch-türkische Journalist für eine Versöhnung zwischen Armeniern und Türken gearbeitet und den türkischen Staat immer wieder dazu aufgerufen, sich dem schwärzesten Kapitel seiner Geschichte zu stellen, dem Völkermord an den Armeniern. Dafür erhielt er Morddrohungen, wurde wiederholt angeklagt, einmal inhaftiert, schließlich ermordet. Der 17-jährige Täter wurde im August vergangenen Jahres zu 22 Jahren, am Dienstag sein rechtsnationalistischer Anstifter zu lebenslänglicher Haft verurteilt. Doch die eigentlichen Drahtzieher in Polizei und Militär blieben verschont, obwohl es so viele Hinweise auf ihre Beteiligung gibt und die Vorgänge rund um Ermordung und Prozess von Ungereimtheiten strotzen.
Aber nicht nur deswegen sind die Internetblogs fünf Jahre nach dem Mord wieder voll von Erinnerungen an den „armenischen Martin Luther King", wie er bereits tituliert wurde. Ein weiterer Grund dafür liegt in Frankreich. Dort hat das Parlament am 22. Dezember eine Gesetzesvorlage verabschiedet, die die Leugnung des Genozids unter Strafe stellt; am Montag kommt sie im französischen Senat zur Abstimmung. Man könnte glauben, dass Hrant Dink ein Gewährsmann für die Nützlichkeit eines solchen Gesetzes ist. Genau das Gegenteil ist der Fall.
Drei Monate vor seinem Tod, als das französische Parlament zum ersten Mal ein Genozidleugnungsgesetz verabschiedete (das dann nicht in Kraft trat), hat Dink sich im französischen Nachrichtenmagazin „L’Express" dazu geäußert. Er stellte das Gesetz auf eine Stufe mit dem türkischen Verbot, von Genozid zu sprechen, und kündigte an: „Wenn es verabschiedet wird, komme ich zu euch und werde dagegen verstoßen, indem ich den armenischen Genozid leugne."
Er berief sich dabei nicht nur auf das Prinzip der Meinungsfreiheit. Dink sprach auch deshalb von einem „idiotischen" Gesetz, weil sich so die Türkei als Opfer statt als Täter fühlen könnte. Vor allem aber war er der Meinung, dass das Beharren auf einem „Genozid" eine Versöhnung zwischen Armeniern und Türken verhindere. In der von ihm gegründeten armenisch-türkischen Zeitung „Agos" rief er immer wieder dazu auf, sich nicht auf dieses Wort zu versteifen – wer das tue, wolle keine Lösung des Konfliktes. „Ich weiß, was meinen Vorfahren widerfahren ist. Einige mögen es Massaker nennen, einige Völkermord, einige Vertreibung, einige Katastrophe. Meine Vorfahren haben es nach anatolischer Art und Weise ,Schlächterei‘ genannt. Ich nenne es Verwüstung."
In der armenischen Diaspora war Hrant Dink für seine Position nicht nur beliebt. Er lebe mit den Türken von heute, die Diaspora mit den Türken von 1915, sagte er einmal. Die Anerkennung des durch die Verbrechen von 1915 erlittenen Schmerzes müsse aus dem Herzen der türkischen Gesellschaft kommen und nicht durch ausländische Resolutionen. Und die Türkei sei einfach noch nicht so weit.
So wie er argumentieren heute auch viele Menschen in der Türkei, das armenische Patriarchat ebenso wie kritische Türken. Immer wieder wird darauf hingewiesen, dass es seit einigen Jahren in diesem Land eine nie da gewesene freie Debatte über die offizielle Geschichte gebe, ganz besonders seit der Ermordung von Hrant Dink. Das französische Gesetz sei Wasser auf die Mühlen der Nationalisten, sagt etwa der in Straßburg lehrende Historiker Samim Akgönül. Denn diese hätten kritischen Geistern immer schon gern unterstellt, im Sold feindlicher Mächte zu stehen.
Zu all diesen Argumenten gegen das französische Genozidgesetz kommt noch ein moralisches. Hrant Dink warf europäischen Ländern wie Deutschland und Frankreich Arroganz und Heuchelei vor. Sie würden die Geschichte benutzen, um der Türkei den Weg in die EU zu versperren, und damit den Tod von (je nach Schätzung) 300.000 bis eineinhalb Millionen Armeniern instrumentalisieren. (Heute hat der französische Präsident Nicolas Sarkozy noch einen anderen Grund. Er will sich für die bevorstehenden Präsidentschaftswahlen die wichtige Unterstützung der in Frankreich lebenden Armenier sichern.)
Und zu guter Letzt: Die Türkei sei nicht als einziges Land verantwortlich für die Massaker von 1915, erinnerte Dink. Die europäischen Mächte hätten Bescheid gewusst, aber nicht eingegriffen.
Heute könne die EU das nicht durch Genozidgesetze wiedergutmachen, sondern indem sie die Demokratisierung der Türkei und – etwa durch wirtschaftliche Projekte im Grenzbereich – deren Annäherung an den armenischen Nachbarstaat fördere.
Auch wenn weder die Türkei noch die EU derzeit am Vermächtnis Hrant Dinks interessiert zu sein scheint: Die Zivilgesellschaft hat ihn nicht vergessen. Über 100.000 Menschen marschierten seinerzeit beim Begräbnis mit, Zehntausende demonstrierten diese Woche in der Türkei gegen den empörenden Prozessausgang.
Nicht nur die Bürger der Bewegung „Friends of Hrant Dink" halten die Erinnerung an ihn wach, sondern Menschen in der ganzen Welt, die sich um eine Versöhnung von Türken und Armeniern bemühen. Texte von Dink in deutscher Übersetzung gibt es nur wenige, der Journalist Günter Seufert hat einige in einem Buch versammelt mit dem hoffnungsvollen Titel: „Von der Saat der Worte".
("Die Presse", Print-Ausgabe, 21.01.2012)
Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman (IISMM/EHESS, Paris)
En partenariat avec le Netherlands InterUniversity School for Islamic Studies (NISIS), l’Istanbul Technical University (Turquie), le Netherlands Institute in Turkey (Turquie), le Netherlands Institute for Higher Education, l’Institut français d’études anatoliennes (Turquie), l’Université de Galatasaray (Turquie), l’Université libre de Berlin et l’Institut de recherche pour le développement (France)
Istanbul, 26-30 mars 2012
Gabriel Martinez-Gros, Professeur à l’Université Paris X, Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman, martinez-gros@orange.fr
Léon Buskens, Chair for Law and Culture in Muslim Societies, Director, Leiden University Centre for the Study of Islam and Society (LUCIS), Director InterUniversity School for Islamic Studies, L.P.H.M., Buskens@hum.leidenuniv.nl
Anthropologie – Droit – Histoire – Islamologie – Littérature – Philosophie – Sciences Politiques – Sociologie
Des exposés magistraux seront prolongés par des séances de discussion, des ateliers de travail autour des recherches doctorales des étudiants qui participent à la session. Les débats et les interventions se dérouleront en anglais. La participation à cette école doctorale exige donc une véritable capacité à s’exprimer dans cette langue.
Une dizaine d’étudiants inscrits dans les formations doctorales en France seront sélectionnés par l’IISMM.
Sélection par un jury sur la base d’une lettre de motivation adressée par les candidats (1 à 2 pages maximum), d’un CV, d’un résumé de la thèse (2 pages maximum) et d’une lettre de recommandation de leur directeur de thèse. Les candidats retenus s’engagent à assister à la totalité de la session. Leurs frais de mission étant pris en charge, ils s’engagent également à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.
Date limite de réception des candidatures : 16 janvier 2012 par poste (IISMM, 96 bd Raspail, 75006 Paris) ou par mail iismm@ehess.fr
Türkiye’de toplumsal vicdanın gelişmemişliğinin en önemli göstergelerinden biri ana akımın azınlıklara yaklaşımıdır. Son yıllarda azınlıkların karşı karşıya kaldığı sorunların çözümüne yönelik bazı adımlar atıldıysa da, bu açılımlar yetersiz kalmıştır. Bir yandan 1970’li yıllarda devlet tarafından el konulan vakıflara ait malların geri iadesinde önemli mesafeler katedilirken; diğer yandan, azınlık karşıtı milliyetçi söylemin arttığı görülmektedir. Keza, ülkemizde azınlıklar konusunda bir farkındalık henüz oluşmamıtır ve vahim bir bilgisizlik hakimdir.
Strasbourg Üniversitesi öğretim üyesi Samim Akgönül’ün Azınlık: Türk Bağlamında Azınlık Kavramına Çapraz Bakışlar (Bgst Yayınları, 2011) çalışması, bu bilgisizliğin giderilmesi, duyarsızlığın önlenmesi yönünden büyük önem taşıyor. Azınlıklar konusunda birçok kitap ve makaleye imza atmış olan Akgönül, yeni kitabında “azınlık” sözcüğünün kavramsal tanımını yaparken, Türkiye’de bunun nasıl “kirlenmiş” bir olgu babında algılandığını gösteriyor. Bu bağlamda, Türkiye’nin gayrimüslimlerini, Yunanistan’daki Müslüman Türkleri, Fransa’nın Türkiyelilerini din açısından ele alan Azınlık Türkiye’de bu alanda yapılmış, eşine az rastlanan bir karşılaştırmalı incelemedir.
İstanbul Politikalar Merkezi, 9 Ocak 2012 Pazartesi günü düzenleyeceği kitap etkinliğinde Azınlık’ı ele alacak ve yazar Samim Akgönül’ü konuk edecektir. İPM Kıdemli Araştırmacısı ve Sabancı Üniversitesi öğretim üyesi Ayşe Kadıoğlu’nun moderatörlüğünü yapacağı yuvarlak masa toplantısında yazar Samim Akgönül, Bahçeşehir Üniversitesi öğretim üyesi Cengiz Aktar ve Bilgi Üniversitesi öğretim üyesi İlay Örs’ün katılımıyla kitabın içeriğini oluşturan konular tartışılacak; Akgönül, katılımcıların sorularını yanıtlayacaktır.
Sabancı Üniversitesi Karaköy İletişim Merkezi’nde (Bankalar Caddesi, Minerva Han No. 2, 4. Kat, Karaköy İstanbul) yapılacak etkinlik 17:30’da başlayacaktır. Etkinliğin dili Türkçedir.
Bu anlamlı toplantıda sizi de aramızda görmekten mutlu oluruz.
LCV’ler için: Özgül Kızıldağ (kizildag@sabanciuniv.edu, 2164839116)