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Affaire Pınar Selek. Un communiqué du GIT France

Affaire Pınar Selek. Un communiqué du GIT France

 

Le 1er Août Pinar Selek sera encore jugée

 

Pınar Selek sera encore déférée devant la justice le 1er août 2012, en pleines vacances lorsqu’ Istanbul sera désertée. C’est la poursuite d’un acharnement judiciaire qui dure depuis 14 ans. Alors que son affaire est déjà achevée, et clairement terminée depuis longtemps.

Elle a été accusée il y a 14 ans, d’avoir posé une « bombe » dans le Marché aux épices d’Istanbul. En réalité, elle a été visée pour ses activités de sociologue travaillant sur les militants du PKK, parce qu’elle était une opposante défendant tous les laissés-pour-compte de la société turque : les Kurdes, les enfants de rue, les femmes, les homosexuels, les transgenres, et tant d’autres.

L’affaire est terminée parce que Pınar Selek avait été accusée sur la base d’un témoignage d’une tierce personne obtenu sous la torture. Le témoin s’est rétracté par la suite. Elle est terminée aussi parce que plusieurs expertises ont démontré qu’il n’y avait pas l’ombre d’une bombe ce jour là au Marché aux épices et que l’explosion provenait en réalité d’une bonbonne de gaz. L’affaire est terminée parce qu’enfin aucune preuve n’atteste de la présence de Pinar au marché aux épices ce jour-là.

D’ailleurs, l’affaire aurait  dû être terminée depuis longtemps puisqu’à trois reprises le tribunal l’a acquittée. Et à trois reprises aussi, le procureur de la Cour de cassation a fait appel du premier jugement. Entre temps Pınar Selek a été emprisonnée, torturée, sa famille harcelée.

Son procès est la manifestation d’un acharnement extrême pour faire taire une opposante, militante des droits humains, une scientifique qui a révolutionné la  sociologie des marges en Turquie, qui s’est engagée sans jamais perdre de vue sa neutralité axiologique. Mais Pınar Selek n’est pas neutre, elle refuse de l’être. Tel Jean-Paul Sartre en son temps, elle a toujours considéré qu’il est du devoir de l’intellectuel de prendre part à l’histoire qui s’écrit.

C’est ainsi que l’affaire Pınar Selek doit s’écrire désormais avec un A majuscule, renvoyant à une autre Affaire, française celle-ci, de conspiration d’Etat, l’affaire Dreyfus qui a reposé sur de faux témoignages, des preuves manipulées, des campagnes de presse, des juges dominés.

Son nouveau procès est celui de la liberté de pensée, d’expression, de recherche, d’association, en somme, celui de la démocratisation de la Turquie. En ce sens, il dépasse largement la personne de Pınar Selek, qui, elle, est condamnée à vivre en exil car constamment menacée d’arrestation, d’emprisonnement, de torture. Loin de chez elle, mais comme elle le dit, jusqu’où ?[1]

Nous appelons l’opinion publique française, turque, européenne, mondiale, à se tenir droit aux côtés de Pınar Selek pour cette nouvelle épreuve où se joue encore une fois le sort des libertés en Turquie.

 
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Publié par le juillet 21, 2012 dans Calls / Appels, News

 

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"Sevil’e Özgürlük" için İmza Kampanyası

 "Sevil’e Özgürlük" için İmza Kampanyası

Bianet , 20 Temmuz 2012

Öğrenci değişim programıyla Fransa’dan Eskişehir’e gelen Sevimli’nin ev baskınıyla tutuklanmasına tepkiler artıyor, serbest bırakılması için bir de imza kampanyası başlatıldı.

 

Fransa vatandaşı Sevil Sevimli‘nin iki ay önce "örgüt üyeliği" gerekçesiyle tutuklanmasına tepkiler sürerken, serbest bırakılması talebiyle imza kampanyası başlatıldı.

Kampanya metninde, Sevimli’nin, Türkiye’ye Erasmus öğrenci değişim programıyla geldiğinden ve burada katıldığı 1 Mayıs mitingi ve Grup Yorum konseri ile satın aldığı bazı kitaplar nedeniyle tutuklandığından bahsedildi.

Lion kentinde dünyaya gelen 19 yaşındaki Sevimli, Türkiye’yi tanımak için Lion 2 Üniversitesi’ndeki eğitiminin son sınıfında Erasmus programına başvurdu.

Öğrenci değişim programına kabul edilerek 10 ay önce Eskişehir Anadolu Üniversitesi İletişim Fakültesi’ne geldi ve Eskişehir’de bir arkadaşıyla birlikte ev tuttu. Evleri, 10 Mayıs’ta polis tarafından basıldı.

Üniversite öğrencileri Kezban Yıldırım, Burcu Akın, Ceren Cevahir, Seren Özçelik ve Mustafa Erdal Harman‘la birlikte gözaltına alındı.

İstanbul’daki Grup Yorum konserine ve Taksim’deki 1 Mayıs mitingine katılan Sevimli, bunlar gerekçe gösterilerek "Devrimci Halk Kurtuluş Partisi Cephesi (DHKP-C) üyesi olmak" ile suçlanarak tutuklandı ve Eskişehir H Tipi Cezaevi’ne gönderildi.

Sevimli, ifadesinde şunları söylemişti:

"Fransa’da ne şekilde bir yaşam sürdürdüysem Türkiye’de de o şekilde yaşanması mümkündür diye hareket ettim. Yani sansür ya da toplatma kararı diye bir şey olabileceğini tahmin etmiyordum."

"Solcu bir insanım ve bu şekilde büyüdüm. Fransa’dayken her türlü sol yayını okuyordum. Burada da bir kez okulda parasız eğitim istendiğine dair bir afiş yapıştırdım. Bu yasak bir faaliyet değil."

Sevimli’nin tutuklanması, 1 Temmuz tarihli Le Monde gazetesinin başyazısına da konu oldu. Gazete, Başbakan Recep Tayyip Erdoğan‘a, "Sayın Erdoğan, Sevil Sevimli’nin suçu ne?" diye seslendi.

Yazıda, "Fransız Büyükelçiliği yetkililerinin terörle mücadele kanunu kapsamında yargılanan Sevimli’yi ziyaretine izin verilmedi. Elçilik yetkililerinin ve hatta Sevimli’nin avukatlarının bile dava dosyasına erişimi yok" denildi.

"O aslında hakkındaki suçlamalarla tamamen orantısız bir muamelenin kurbanı olan, hukuk devletine yakışmayacak bir yargının tutukladığı bir öğrenci. Sevimli’nin acilen serbest bırakılması ve Fransa’ya dönüşüne izin verilmesi gerekiyor."

Yazıda 2010′dan bu yana Türkiye’de 600′den fazla öğrencinin tutuklu olduğu da vurgulandı.
Sevimli’yle ilgili imza kampanyasında da öğrencinin, "örgüt üyeliğiyle suçlanmasına yetecek kanıt olmadığı" ifade ediliyor.

Kampanyada şimdiye dek 6 bin 33 imza toplandı, hedef 7 bin 500 imza. (AS)

* İmza kampanyasına buradan katılabilirsiniz.

 

 
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Publié par le juillet 21, 2012 dans Calls / Appels, Media

 

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Le grand enfermement des libertés en Turquie

Le grand enfermement des libertés en Turquie

Le Monde, 05.07.2012

Alors que la Turquie affiche un taux de croissance qui fait rêver le reste du monde, dû à la longévité du gouvernement issu du parti islamo-conservateur AKP –, l’envers de ce tableau devient alarmant : un pouvoir hégémonique exerce une répression judiciaire toujours accrue sur les universitaires, chercheurs, éditeurs, étudiants et journalistes. Des vagues d’arrestations massives font régner la peur dans tous les milieux démocrates. La justice maintient des mois ou des années les prévenus sur la base d’accusations inexistantes, puis organise comme à Istanbul lundi un immense procès politique (193 accusés) destiné à briser le mouvement kurde civil et ses soutiens intellectuels.

Dans ce contexte, les libertés de recherche et d’enseignement sont particulièrement atteintes. Le cas le plus flagrant est celui de Büsra Ersanli : professeure de science politique à l’Université de Marmara, membre du parti légal kurde BDP qui siège au Parlement, elle a été arrêtée le 28 octobre 2011 et doit être jugée dans le cadre de ce procès (dit "KCK"). Alors qu’elle est accusée de "diriger une organisation terroriste", son acte d’accusation ne fait qu’inventorier les activités ordinaires de n’importe quel chercheur : déplacements scientifiques à l’étranger, conversations téléphoniques avec des journalistes, études comparatives sur différentes constitutions européennes ou articles parus dans des journaux scientifiques.

Ce genre d’accusations kafkaïennes est dirigé contre des milliers d’étudiants au sort également très préoccupant. Selon le récent rapport de l’Initiative de solidarité avec les étudiants détenus en Turquie (TODI), 771 étudiants se trouvent actuellement en détention, dont une large majorité est membre de l’organisation de jeunesse du BDP. Parmi eux, figure une autre Büsra, 22 ans, étudiante en science politique, qui dans ses lettres de prison souligne l’absurdité des accusations dont elle fait l’objet : des chansons en kurde trouvées dans son ordinateur, sa participation aux diverses manifestations et conférences de presse, etc. Comme elle, des centaines de jeunes gens se voient interdire d’étudier, soit qu’ils subissent de longues détentions préventives, soit qu’ils fassent l’objet des enquêtes disciplinaires menant souvent à leur exclusion des universités.

Selon la même logique, des dizaines de journalistes et d’éditeurs sont détenus pour avoir enquêté et publié comme leur profession les y engage. Posséder un ouvrage de sciences sociales devient en soi une preuve dans les actes d’accusation, rappelant les années de la dictature militaire. Comment se fait-il alors que des actes aussi ordinaires puissent être associés au crime de terrorisme ? La modification de la loi anti-terreur en 2006 a banalisé la définition du terrorisme de manière à ce qu’elle couvre la moitié des crimes énumérés dans le code pénal. Ainsi, selon l’Associated Press, un tiers des détenus accusés de terrorisme dans le monde entier se trouve dans les prisons turques. Rien d’étonnant à cela, puisque la nouvelle loi, au lieu d’établir un lien avec l’action armée, permet de criminaliser de simples actes d’expression publique. La participation à la marche des femmes du 8 Mars ou au défilé du 1er Mai devient ainsi une preuve d’affiliation au terrorisme dès lors qu’une organisation illégale a fait appel à y contribuer.

Dans le domaine de la recherche, des menaces systématiques sont exercées sur la liberté des universitaires et des chercheurs. Un rapport du Groupe international de travail sur la liberté de recherche et d’enseignement (GIT Branche Turquie) établit de nombreux cas récents d’étouffement de cette liberté. Selon ce même rapport, les chercheurs qui travaillent sur des sujets et des terrains sensibles font l’objet d’intimidation et peuvent voir leurs activités passer sous le coup de la loi anti-terreur. La mainmise du gouvernement sur la recherche est d’ailleurs attestée par la modification du statut du TUBITAK, l’équivalent du CNRS en Turquie, qui a perdu toute son autonomie – le numéro spécial de la revue de cette institution consacré à Darwin et à l’évolution a été ainsi censuré en 2009.

En découle toute une nouvelle définition de la "terreur", menée sans armes ni violence ni intention. En conséquence, la population carcérale a augmenté de 250 % en huit ans, et sur ce chiffre, la part de la détention préventive s’élève désormais à 40 %. Comme l’ont montré les récentes émeutes carcérales à Urfa, la surpopulation des prisons constitue elle-même une manière de punir les détenus. Et l’Association des droits de l’homme en Turquie a recensé des centaines de cas de torture et de traitements dégradants commis au sein des prisons pour la seule année 2011.

Toutes ces atteintes aux libertés, associées aux décisions judiciaires arbitraires, dévoilent les aspects autoritaires du gouvernement AKP et expliquent les raisons pour lesquelles la société civile turque s’inquiète de son avenir. Les milieux diplomatiques et les médias internationaux qui s’empressent de déclarer que la Turquie du premier ministre Erdogan est un pays modèle pour le Moyen Orient, pour sa stabilité politique et sa croissance économique, ferment les yeux sur le viol des libertés publiques, politiques et intellectuelles. On est loin de la démocratisation dont l’AKP s’était fait le héraut il y a 10 ans. Plutôt que de s’attaquer à l’appareil répressif de l’Etat hérité de la dictature militaire, il l’a repris à son propre compte et le dirige aujourd’hui contre tous les dissidents. Parmi eux, les chercheurs, les journalistes, les étudiants qui paient un lourd tribut au maintien d’un espoir démocratique. La voie de la liberté est de plus en plus étroite en Turquie. L’Europe doit en prendre conscience de toute urgence.

Premiers signataires :

Samim Akgönül, enseignant-chercheur à l’Université de Strasbourg-CNRS ; Salih Akin, maître de conférences à l’Université de Rouen ; Janine Altounian, essayiste, traductrice, membre fondateur d’AIRCRIGE ; Marie-Laure Basilien-Gainche, maître de conférences à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle ; Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS/Sciences-Po Paris ; Annette Becker, professeure à l’Université de Paris Ouest ; Avner Ben-Amos, professeur à l’Université de Tel Aviv ; Faruk Bilici, professeur à l’INALCO ; Matthias Bjornlund, chercheur au Danish Institute for Study Abroad ; Olivier Bouquet, maître de conférences à l’Université de Nice ; Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS ; Jean-Paul Burdy, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Grenoble ; Lieven De Cauter, professeur au Mediaschool Rits de Bruxelles, Christophe Charle, professeur à l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Dominique Colas, professeur à Sciences-Po Paris ; Etienne Copeaux, historien de la Turquie ; Philippe Corcuff, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Lyon ; Yves Déloye, professeur à Sciences-Po Bordeaux et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, secrétaire général de l’Association française de science politique ; Gilles Dorronsoro, professeur à l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Vincent Duclert, professeur agrégé à l’EHESS et à Columbia University-Paris ; Deborah Dultzin, Universidad Nacional Autonoma de Mexico ; Ragip Ege, professeur à l’université de Strasbourg ; Jean-Louis Fabiani, directeur d’études à l’EHESS ; Sylvie Gangloff, chargée de cours à l’INALCO ; François Georgeon, directeur de recherche au CNRS, ; Catherine Goldstein, directrice de recherche à l’Institut Jussieu ; Nilüfer Göle, directrice d’études à l’EHESS ; Diana Gonzalez, enseignante à Sciences-Po Paris ; Benjamin Gourisse, postdoctorant de l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ;  André Grelon, directeur d’études à l’EHESS ; Gérard Groc, chercheur associé à l’IREMAN/CNRS ; Erdal Kaynar, postdoctorant de l’EHESS ; Ali Kazancigil, co-directeur de la revue Anatoli ; Raymond Kévorkian, professeur à l’Institut français de Géopolitique ; Hans-Lukas Kieser, professeur à l’Université de Zurich ; Michèle Lardy, maître de conférences à l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Gulçin Erdi Lelandais, Marie Curie Fellow University of Warwick ; Henri Lombardi, CNRS Lab Besançon ; Hélène Piralian-Simonyan, psychanalyste et membre fondateur de l’AIRCRIGE ; Claire Mauss-Copeaux, chargée de recherches au CNRS ; Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS ; Veli Pehlivan, doctorante à l’EHESS ; Jean-François Pérouse, maître de conférences à l’Université de Toulouse-II ; Dalita Roger-Hacyan, maître de conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Monique de Saint Martin, directrice d’études à l’EHESS ; Emine Sarikartal, doctorante à l’université de Paris-Ouest ; Inan Sevinç, doctorant et assistant à l’Université de Strasbourg ; Roger W. Smith, professeur émérite au College of William and Mary (Williamsburg, Virginie), ancien président de l’International Association of Genocide Scholars ; Emmanuel Szurek, doctorant à l’EHESS ; Ferhat Taylan, doctorant à l’université de Bordeaux ; Lucette Valensi, directrice d’études à l’EHESS ; Murat Yildizoglu, professeur à l’université de Bordeaux, signataires de la Déclaration inaugurale du Groupe international de travail "Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie" (GIT initiative créé à Paris le 21 novembre 2011).

 
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Publié par le juillet 6, 2012 dans Calls / Appels, News

 

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Contemporary Turkish Studies at a Glance

Conference

Contemporary Turkish Studies at a Glance

Istanbul, Turkey

Istanbul Bilgi University, Santral Campus

13/10/2012 – 14/10/2012

 

Contemporary Turkish Studies at a glance – Topics, institutions and future perspectives

The two-day conference gives scholars and institutions involved in Turkish Studies the chance to present their work, position themselves in the international research community and debate related topics and research questions in an interdisciplinary environment. The event is framed by key-note speeches by some of the most prestigious scholars in the field. Furthermore, in four different panels, chaired by renowned experts, central issues and research questions of Turkish Studies are discussed. In preparation of the event the chairpersons determine a general topic framing the presentations and discussions in the panel. The topics are announced in a Call for Papers. The most innovative and outstanding papers are presented during the event. Each day finishes with a round table discussion wrapping up the outcome of the panels. On the sidelines of the event organizations, journals and other actors engaged with Turkish Studies can set up stands to exhibit their work and publications.

Speakers & Chairs
Prof. Dr. Ayse Gül Altinay | Prof. Dr. Alan Duben | Prof. Dr. Ayhan Kaya | Prof. Dr. Fuat Keyman | Prof. Dr. Serif Mardin | Prof. Dr. Yael Navaro-Yashin | Prof. Dr. Leyla Neyzi | Prof. Dr. Sevket Pamuk | Prof. Dr. Ayse Parla | Prof. Dr. Ayse Saktanber | Prof. Dr. Ilter Turan

Event Coordinators
Kristina Kamp | Susan Rottman

More info

 

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Galatasaray Üniversitesi Siyaset Bilimi Tezsiz Yüksek Lisans Programı

Galatasaray Üniversitesi Siyaset Bilimi Tezsiz Yüksek Lisans Programı

 

Galatasaray Üniversitesi Siyaset Bilimi Tezsiz Yüksek Lisans Programı 4. Yılında da bu alanda uzmanlar yetiştirmeye devam ediyor. 28 Mayıs 2012′de ön kayıtların başlayacağı program, farklı disiplinlerden gelen kişilere de hitap ediyor.

Siyaset bilimini, siyaset-toplum ilişkileri bağlamında ele alan, farklı disiplinlerden gelen adaylar için, çağın gereklerine uygun ve özellikle Türkiye odaklı bir programın gerekliliği, Galatasaray Üniversitesi Siyaset Bilimi Bölümü’nü, 2 yarıyıla yayılmış, 10 dersten oluşan bir tezsiz yüksek lisans programını başlatmaya yöneltti.

Program, Türkiye’deki siyaset-toplum ilişkilerini, disiplinlerarası bir yaklaşımla ele alıyor. Böylece,  farklı bilim dallarında öğrenim görmüş, siyaset bilimine ilgi duyan orta ve üst düzey yöneticilere, donanım ve analiz yeteneği kazandırmanın yanı sıra, kamu ve özel sektör kuruluşlarına, yerel yönetimler, medya ve sivil toplum kuruluşlarına araştırmacılık ve danışmanlık yapabilecek uzmanlar yetiştirmeyi hedefliyor.

Siyaset Bilimi Tezsiz Yüksek Lisans Programı, Avrupa Birliği’nde Kentsel Politikalar, Türk Siyasal Yaşamı (1945-1980), Küreselleşme ve Demokrasi, Siyasal Semboller ve Ritüeller, Yeni Toplumsal Hareketler, Propaganda Sineması ve Milliyetçilik, Türkiye’de Vatandaşlık, Türk Siyasi Tarihi, Siyaset ve Din, Avrupa Birliği’nde Yönetişim gibi alanları içeriyor.

Programın öğretim üyesi kadrosu Ahmet Kuyaş, Birol Caymaz, Füsun Üstel, Hakan Yücel, Özgür Adadağ, Yeşeren Eliçin ve Yüksel Dinçer’den oluşuyor. Ayrıca konularında uzman bazı akademisyenler, konuk öğretim üyesi olarak seminerler veriyor.
 

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Call for papers : Journal of Muslims in Europe

Call for Papers

for a special issue for the

Journal of Muslims in Europe

"Europe with or without Muslims – narratives of Europe"

 

Guest editors:

Göran Larsson, University of Gothenburg

Riem Spielhaus, University of Copenhagen

 

We are seeking papers for a special issue of the new double blind-peer reviewed Journal by BRILL on Muslims in Europe to come out in Spring 2013. This special issue seeks to take up tensions in conflicting stories about and different perspectives on Europe’s history and identity that present Europe without Muslims or contrastingly portray Muslims as part of Europe’s past and present.

 

Under the headline “Europe with or without Muslims – narratives of Europe” we aim to bring together a number of perspectives from multiple disciplinary fields such as history, religious studies, cultural anthropology, political science and sociology in an analysis of diverging accounts and notions of Europe over time and places throughout the continent, open as well to external perspectives. The initial question thereby is, what role Islam and Muslims have played and still play in the imagining of what Europe means.

 

This way we aim to direct our view at the nexus between constructions of Europe and developments within contemporary European Islam providing space both for a critical review of academic approaches and the development of new impulses for future research.

 

Besides empirical papers we strongly encourage theoretical papers that challenge current research on Islam and Muslims in Europe and reflect on the own position of the researchers and his or her contributions to the construction of Europe and the role and function of Islam and Muslims.

 

We invite papers that address one of the topics of two sessions described below. Deadline for sending your abstracts: July the 1st, 2012. Accepted participants will be notified by July 20, 2012. If your paper is accepted, you must submit the final paper (max 10,000 words inclusive of footnotes) by 20 October 2012.

 

Applications to submit a short paper should include: 1. Proposer’s name and affiliation, 2. a title for the paper, 3. a ca. 500 word abstract.

All abstracts and paper should be written in English.

 Time frame:

Deadline for abstracts (ca. 500 words)     1.July 2012

Deadline for sending final papers             20.October 2012

Publication                                                     15.March 2013

 

 

Paper proposals should be send electronically in Microsoft Word formats to

Göran Larsson, University of Gothenburg: goran.larsson@religion.gu.se

and

Riem Spielhaus, University of Copenhagen: rsp@teol.ku.dk.

 

For this special issue we invite papers on the narratives imagining Europe with and without Muslims analyzing contents, actors and setting of those narratives that relate to one or several of the following questions:

 

1. Localizing debates connecting Europe and Islam:

In what way are debates about Europe and its identity mentioning the European past with reference to Muslim’s presence in Europe on the local, regional, national or European Union level? How do these different levels (local, regional, national, transnational) intersect?

2. Imagining Europe without Muslims:

What are the main patterns of the dominant constructions of Europe’s heritage like notions of a Judaeo-Christian heritage? Where and by whom are these narratives told? To what extent are they embedded in European integration or projects of community or nation-building?

3. Narratives of Europe inclusive of Muslims:

In what cases is the Muslim history of Europe used as counter narrative to question the construction of Europe as a Christian continent? What groups of people insist on an imagination of Europe with Muslims? How are these narratives used to strengthen a feeling of belonging and responsibility of current Muslims?

4. Contextualizing Islam debates in European history of thought:

Is it possible to make any comparison between current debates about Islam and Muslims and previous debates about ties between religions and national identities e.g. different Christian denominations in early modern Europe?

5. Imagining Europe from outside:

How is the relationship between Europe and its Muslim inhabitants viewed beyond the Mediterranean? Do accounts of European history and presentations of the contemporary Europe from within and without bear considerable differences?

 
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Publié par le mai 13, 2012 dans Calls / Appels

 

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Touche pas à mes étudiants ! – Ögrencime dokunma !

Touche pas à mes étudiants ! – Ögrencime dokunma !

TÜRKİYE’NİN BÜTÜN ÜNİVERSİTELERİNDE ÇALIŞAN ÖĞRETİM ELEMANLARINI
BASKILARA, TUTUKLAMALARA VE BUNLARIN BİR UZANTISI OLARAK AÇILAN DİSİPLİN SORUŞTURMALARINA KARŞI ÖĞRENCİLERİNE SAHİP ÇIKMAYA ÇAĞIRIYORUZ
GELİN Kİ, SESİMİZ DAHA GÜR ÇIKSIN: ÖĞRENCİME DOKUNMA!

Bir süredir, ülke genelinde hepimizin vicdanını rahatsız eden gözaltılara, tutuklamalara ve yargılama süreçlerine şahit oluyoruz. Özellikle son bir yıl içerisinde ürkütücü boyutlara varan bu baskıların önemli bir kısmı üniversite öğrencileri üzerinde yoğunlaşıyor.

Bugün Türkiye’de bulunan tutuklu öğrenci sayısı, hemen her gün artmakta. Yeni tutuklamalar, tahliyeler ve disiplin soruşturmaları neticesinde öğrencilikten çıkarılmalar nedeniyle doğru ve güncel verilere ulaşmak neredeyse imkansız. Asıl üzerinde durulması gereken, yüzlerle ifade edilen sayılar değil; öğrencileri terbiye etmeye, başaramayınca da tasfiye etmeye çalışan anlayıştır. Tutuklanan öğrencilere isnat edilen suçların çoğu “terör” şemsiyesi altında birleştiriliyor. Bu kapsamda suç delili olarak gösterilenler arasında; evde bulunan ders notları, kitaplar ve su faturaları gibi belgelerin yanı sıra, ifade ve örgütlenme özgürlüğü kapsamına giren basın açıklaması yapmak, YÖK’ü protesto etmek, anma etkinliklerine ya da toplantılara katılmak gibi faaliyetlerin veya saç kestirmek, şemsiye taşımak, puşi takmak, halay çekmek, konser bileti satmak gibi gündelik yaşam pratiklerinin de yer alması, bu tabloyu daha da vahim hale getiriyor.

Çoğu yüksek güvenlikli cezaevlerinde senelerdir tutuklu bulunan öğrenciler, üniversite eğitimlerine devam edebilmek, ders notları ve kitaplarına ulaşabilmek ve sınavlarına girebilmek için ayrıca mücadele veriyorlar.

12 Eylül askeri darbesi ürünü Yüksek Öğretim Kurumları Öğrenci Disiplin Yönetmeliği, tutuklu öğrencileri sindirmenin tamamlayıcı bir aygıtı olarak kullanılıyor. Birçok üniversite yönetimi, bazı hallerde henüz hakkında bir kamu davası dahi açılmamış olan tutuklu öğrenciler için disiplin soruşturmaları başlatarak, uzaklaştırma ya da yüksek öğretimden çıkarma gibi ağır cezalar vermekte büyük istek ve acelecilik gösteriyor.

Devletin kendileri için uygun gördüğü kalıplara karşı çıkan, protesto eden, bazen yalnızca sorgulayan ya da farklı politik görüşleri benimseyen öğrencilerin, somut gerekçe ya da deliller gösterilmeksizin “terör örgütü” şüphelisi veya sanığı haline getirilmeleri ve sonu gelmeyen yargılama süreçleri içerisinde kaybedilmeye ve devlet şiddetiyle terbiye edilmeye çalışılmaları kesinlikle kabul edilemez.

Düşünce ve ifade özgürlüğüne dayalı bilimsel üretimin mekânı olan üniversitelerin sorumluluğu, en başta öğrencilerine sahip çıkmaktır. Biz Türkiye’nin bütün üniversitelerinde çalışan öğretim elemanları olarak, artarak devam eden gözaltı ve tutukluluk uygulamaları ile öğrencilerimizin hedef haline getirilmesine, özgürlükleri ellerinden alınarak sindirilmelerine, üniversitelerinden ve hayattan koparılmalarına karşı sessiz kalmayacağımızı beyan ediyor ve yetkililere sesleniyoruz:
Sınıflarda öğrencilerimizle tam mevcutlu olarak bir arada olmak istiyoruz!

ÖĞRENCİLERİMİZE DOKUNMAYIN!

« NOUS INVITONS TOUS LES UNIVERSITAIRES DE TURQUIE À PROTÉGER LEURS ÉTUDIANT(E)S CONTRE LES PRESSIONS, LES ARRESTATIONS ET LES ENQUÊTES DISCIPLINAIRES DILIGENTÉES AU SEIN DES UNIVERSITÉS. »

« REJOIGNEZ-NOUS AFIN QUE NOTRE VOIX SOIT PLUS FORTE :

TOUCHE PAS À MON ETUDIANT(E) ! »

« Nous assistons ces derniers temps à des mises en garde à vue, des arrestations et des procès qui dérangent nos consciences. Une partie importante de ces pressions, devenues particulièrement alarmantes au cours de cette dernière année, s’est concentrée sur les étudiant(e)s d’université. »

« Le nombre d’étudiant(e)s arrêté(e)s augmente de jour en jour en Turquie . Il est très difficile d’obtenir des informations fiables et actualisées du fait des nouvelles arrestations, des mises en liberté et des exclusions universitaires suite aux enquêtes disciplinaires. Si celle-ci reste préoccupante, c’est moins la fréquence de ces pressions que la statégie à l’œuvre derrière ces agissements qu’il convient de souligner, à savoir la volonté de discipliner et, à défaut, éliminer les étudiant(e)s. La plupart des crimes imputés aux étudiant(e)s sont regroupés sous le terme-épouvantail de « terrorisme ». Présenter comme éléments probatoires non seulement le fait de s’adonner à des activités « normales » dans le cadre de la liberté d’expression et d’association (rédiger un communiqué de presse, protester contre les décisions du Conseil de l’Enseignement Supérieur (YÖK), participer à une manifestation ou une commémoration…), mais également des notes de cours, des livres, des factures d’eau ou même des activités quotidiennes comme se faire couper les cheveux, porter un parapluie, danser le halay ou vendre des billets de concert tend à noircir le tableau. »

« Les étudiant(e)s – pour la plupart détenu(e)s depuis plusieurs années dans des prisons de haute sécurité – luttent, en plus, pour pouvoir continuer leur formation universitaire, accéder à leurs livres et notes de cours et participer aux examens. »

« Le ’Règlement disciplinaire pour les étudiant(e)s de l’enseignement supérieur’, produit du coup d’Etat militaire du 12 Septembre 1980, est utilisé comme instrument d’oppression complémentaire contre les étudiant(e)s arrêté(e)s. Plusieurs autorités universitaires s’illustrent par leur volontarisme et leur impatience à sanctionner ces étudiant(e)s – dont les agissements supposés ne font parfois même pas l’objet d’un procès public – en les éloignant ou en les excluant de l’enseignement supérieur, par le biais d’enquêtes disciplinaires. »

« Il est parfaitement inacceptable de transformer des étudiant(e)s qui protestent ou interrogent les schèmes imposés par l’Etat en des suspects de « terrorisme » sans présenter de motif afin d’étayer le dispositif du jugement ni aucune preuve, que l’on essaie de discipliner ces étudiant(e)s par la violence étatique et de les égarer dans des procédures juridictionnelles interminables. »

« La responsabilité principale des universités, en tant que lieux de production scientifique basée sur la liberté de pensée et d’expression, est avant tout de protéger leurs étudiant(e)s. Nous, universitaires de toute la Turquie, déclarons que nous n’allons pas nous taire alors que nos étudiant(e)s – dont les gardes à vue et les arrestations vont croissantes – deviennent des cibles, qu’on les prive de leur liberté et qu’on les arrache à leur université et à leur vie. »

« Et nous nous adressons aux autorités :

Nous voulons être ensemble, sans absent(e)s, avec nos étudiant(e)s dans les classes ! »

« NE TOUCHEZ PAS A NOS ETUDIANT(E)S ! »

 
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Publié par le avril 3, 2012 dans Calls / Appels, News

 

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PLAIDOYER POUR LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

Téléchargez tout le plaidoyer : Plaidoyer liberté de conscience_Fr

Téléchargez le plaidoyer en arabe : Plaidoyer liberté de conscience_Ar

 

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MiReKoc Call for Research Proposals for Post Graduate Students Research Competition

MiReKoc Call for Research Proposals for Post Graduate Students Research Competition on Turkey-related migration issues

 

 
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Publié par le mars 29, 2012 dans Calls / Appels

 

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Cihan Kırmızgül basın duyurusu 23 mart 2012

Cihan Kırmızgül basın duyurusu 23 mart 2012

 BASINA VE KAMUOYUNA,

 

Galatasaray Üniversitesi öğrencisi Cihan Kırmızıgül tam iki yıl bir aydır tutuklu. 2010 yılında Kağıthane’de bir markete düzenlenen molotoflu saldırıya katıldığı iddiasıyla; "mala zarar verme", "korku, kaygı veya panik yaratabilecek tarzda silahla ateş etme", "tehlikeli maddeleri izinsiz olarak bulundurma" ve "silahlı terör örgütüne üye olma" suçlarıyla itham ediliyor. Tutuklandığında 22 yaşında olan Cihan için 45 yıla yakın hapis cezası talep ediliyor. Cihan, 20 Şubat 2010’da yaşanan bu olaya ilişkin davanın tek sanığı. Cihan’ı suça konu olayla ilişkilendirebilecek hiçbir delil bulunmuyor. Bu noktanın altını tekrar çizmek istiyoruz, Cihan’ı mevzu bahis olayla ilişkilendiren veya Cihan’ın herhangi bir yasadışı örgüte üye olduğunu gösteren tek bir delil dahi yok.

 

Davanın 9 Aralık 2011 tarihli son duruşmasında, mahkemeden, “gerçeğin tüm çıplaklığı ile kavranabilmesi ve yargılamanın adil bir karara bağlanabilmesi için” soruşturmanın genişletilmesi talebinde bulunuldu. Tanık olarak dinlenen polis memurlarının ifadeleri arasındaki çelişkiler birer birer anlatıldı. Mahkemeden, dinlenmeyen bazı tanıkların dinlenmesi, olay yerinde keşif yapılması, olay anını görüntülemiş Mobese veya özel güvenlik kameralarının bulunup bulunmadığının araştırılması ve şayet var ise, görüntülerin getirtilmesi istendi. Ancak, öncelikli görevi maddi gerçeği tespit etmek olan mahkemenin ret cevabı ile karşılaşıldı.

 

Biz de soruyoruz; soruşturmanın derinleştirilmesi neden istenmiyor? Gerçeklerin ortaya çıkmasından neden çekiniliyor? Gerçeklere yüz çevirerek nasıl adalet sağlanır?

 

“Poşu davası” olarak bilinen, Cihan Kırmızıgül’ün sanık olarak “tutuklu” yargılandığı davanın ayrıntılarını bir yıla yakın bir süredir kamuoyu ile paylaşmaktayız. Bu süreç içerisinde, Galatasaray Üniversitesi öğretim elemanları ve öğrencileri ile birlikte Cihan’a sahip çıkma çabasına ortak olanların sayısı giderek arttı. Takipçisi olduğumuz bu davaya, günden güne artan öğrenci tutuklamalarıyla yenileri eklendi.

 

Bizler tutuklanmak için tek başına “poşu takmanın” yeterli delil olmasına şaşırırken; ders notları, kitaplar, su faturaları, şemsiyeler başka öğrencileri “terör örgütüne üyelikle” itham etmek için hazırlanan iddianamelerde delil olarak yer aldı. Basın açıklaması yapmak, halay çekmek, anma etkinliklerine katılmak gibi faaliyetler nedeniyle öğrenciler tutuklandı. Öğrencilerin örgütlenme özgürlükleri ve siyaset yapma hakları tutuklamalar ile ellerinden alınıyor. Bugün tutuklu öğrencilerin sayıları yüzlerle ifade ediliyor.

 

Cihan, 23 Mart Cuma günü mahkemenin karşısına 8. kez, bu defa Çağlayan Adliyesi’nde yapılacak duruşmada çıkacak. Bu duruşmada davanın karara bağlanma olasılığı bulunmakta. Bu süreçte yaşanan tüm olumsuzluklara rağmen Cihan gülümsemeye devam ediyor. Çünkü daha 24 yaşında ve her şeye rağmen hayata umutla bakıyor.

 

Bizler de umudumuzu koruyoruz. 23 Mart’ta Çağlayan Adliyesi’ne yeniden Cihan’ın yanında olmak için ve bu kez belki de onu almak umuduyla gidiyoruz. Ama aynı zamanda tüm bu yaşanan olaylar karşısında sessiz kalmadığımızı ve bu duruma karşı mücadele edeceğimizi göstermek için gidiyoruz oraya. Ne Cihan ne de diğer öğrenciler günlük yaşamda giydikleri kıyafetler nedeniyle tutuklanmasın diye gidiyoruz. Kitaplar, ders notları, şemsiyeler, demokratik eylemler, delil teşkil etmesin diye gidiyoruz. Bu ülkenin öğrencilerinin, akademisyenlerinin ve bu ülkede yaşayan tüm insanların ifade ve örgütlenme özgürlüklerinin ellerinden alınmasına karşı sesimizi yükseltmek için Çağlayan’a gidiyoruz.

23 Mart Cuma günü saat 10.30’dan itibaren Çağlayan Adliyesi’ndeyiz. Destek olmak, sesini çıkarmak ve umutları çoğaltmak ve mücadeleyi büyütmek isteyen herkesi bekliyoruz.

 

GSÜ Öğretim Elemanları ve Öğrencileri / Tutuklu Öğrencilerle Dayanışma İnisiyatifi

 
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Publié par le mars 20, 2012 dans Calls / Appels

 

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